Des tissus pas si banaux

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Je viens de terminer le Houellebecq, qui m’a beaucoup plu pour des raisons sur lesquelles je ne m’étendrais guère, car on peut déjà les lire un peu partout, en mieux formulées.

 

Deux remarques toutefois: je ne comprends pas trop le terme « trash » qu’une certaine critique colle à tout bout de champ à l’oeuvre de H. Sans doute parce que son personnage se « définit avant tout comme téléspectateur » et que c’est le genre de postulat qui doit faire tâche dans le paysage germano-pratin.

 

Mais un auteur qui manie si bien l’imparfait du subjonctif et l’adjectif « enchifrené » peut-il vraiment être qualifié d’auteur « trash »? (A ce compte-là, moi, je suis Katherine Punkol…)

 

Tout de même, un accord fort malencontreux de « banal » (régi par des règles de pluriel très strictes, qui ne me semblent pas applicables à: »des insectes banaux » ) m’a fait tiquer. Mais bon, on n’est pas chez Gallimard, après tout.

 

 Bien plus intéressant: le passage que H. consacre à William Morris, un très grand « designer » (même si le terme n’existait pas encore à sa victorienne époque) pour lequel j’éprouve une grande affection.

 

Designer et idéologue éclairé, comme cela va très souvent de pair chez les grands noms de l’art décoratif, il s’inquiétait des ravages que pourraient occasionner la révolution industrielle, alors en marche, sur la qualité des produits manufacturés et la pérennité de l’artisanat. Ca nous rappelle quelque chose (qui commence par « mondia » et qui finit par « lisation ») non?

 

Et Morris, tout le monde le connaît en fait. Car ses tissus (n’oublions pas que l’Angleterre reste le royaume incontesté du tissu fleuri et du riff kitu, God save the chintz), sont universellement célèbres.

 

La preuve? A Artigues même, O’tissus, fournisseur officiel  des rideaux communaux, propose dans ses rayons, entre la toile de Jouy et le vichy, autres classiques indémodables, des rouleaux de William Morris. (Mais pour les cartouches de Philip Morris, adressez-vous plutôt au bar-tabac.)

 

 

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Balafon

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Certes, pas très représentative la baguette, pour illustrer la soirée-cabaret du monde de vendredi, à destination de l’Afrique.

 

Mais comme c’est la seule photo sauvable, on fera avec.

 

Et ne comptez pas trop sur le texte pour pallier les défaillances de l’image, vu que je touche pas une bille en musique africaine, je suis même infoutue d’identifier un seul instrument. Ajoutez à cela une bonne grosse fatigue européenne de fin de semaine, et nous voilà bien.

 

Mais bon, à photos ratées, soirée réussie quand même.

 

Un groupe sympa au début, un groupe sympa à la fin, un poulet yassa au milieu (quoique muni d’olives et de carottes. C’est afro-compatible, ça? Niveau terroir, j’entends?)

 

 Et cela suffit largement pour finir de se convaincre que c’est bien la lumière de l’Afrique qui réchauffe la terre entière.

 

Fenêtres

 

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Rhapsodie en gris

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Un très harmonieux ensemble de bureaux vient de voir le jour avenue Feydeau, reprenant certains des grands principes lecorbusiens, déjà évoqués ici à propos des « Jardins de Vinci ».

 

 Admirons tout d’abord cette parfaite perspective:

 

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Puis ces subtiles harmonies de gris, sur et sous les pilotis:

 

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Et passons maintenant aux reproches.

 

Une approche un tantinet concentrationnaire, me semble-t-il, dans le traitement des zones de travail proprement dites.

 

Histoire de ne pas oublier qu’on vient pas là pour rigoler, non mais quand même, et que le mot « travail » dérive du latin « tripalium », un instrument de torture comme seule peut en concevoir une civilisation ayant atteint le sommet de sa sophistication:

 

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Plus inquiétant, cet escalier, sans doute conçu par un archi ne culminant pas plus haut que le mètre soixante-quinze:

 

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Certes, le top-model anonyme, gracieusement fourni pour la photo, est une force de la nature (doublée de surcroît d’un génie avéré pour le remplacement des piles usagées, et la cuisson parfaite du riz gluant), mais tout de même, ça me paraît un peu juste…Port du casque obligatoire?

 

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