Mongo-lit

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Une idée sympa pour organiser des repas de groupes ou se faire un petit week-end dépaysant sans aller bien loin: deux yourtes mongoles posées au milieu de la campagne blayaise.

 

La yourte est l’habitat traditionnel des plaines de Mongolie, là où le temps et l’horizon n’ont plus de raison d’être: un chaud cocon tout rond, fait de feutre et de bois, entièrement démontable et transportable pour pouvoir suivre les troupeaux.


France et Thierry se sont installés au coeur du marais blayais il y a une vingtaine d’années, pour y élever leurs brebis. Obligés de « camper » sur place à leurs débuts, ils ont préféré la yourte poétique au sinistre mobil-home.

 

Une fois leur installation terminée, et devant les réactions fascinées de leurs visiteurs de passage, ils ont décidé de convertir leurs yourtes en chambre et table d’hôtes, sous le label « Accueil paysan ». (Ci-dessous une illustration  de l’accueil paysan blayais, sous forme d’impact de chevrotines sur le panneau de l’entrée! Mais pas du tout représentative de l’ambiance du lieu, je vous rassure.)

 

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Pour accéder aux yourtes, on traverse d’abord la bergerie. Là, on évite de se demander lequel de ces adorables agneaux va finir en côtelettes dans notre assiette. Et si ce n’est lui, c’est donc son frère… ou son oncle, ou son cousin… En tout cas, élevé sous la mère, on en est sûrs!

 

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Les numéros tatoués sur leur oreille n’ont rien à voir non plus avec la carte des plats. D’ailleurs, il n’y a  pas de carte.

 

Ambiance rustico-exotique et cuisine roots: pas de chichis, que du bon. De l’agneau fondant, des haricots (fondants aussi) aux tomates du jardin, des fraises et de la tarte au fromage.

 

C’est le menu auquel nous avons eu droit, pour 19 euros par personne, apéritif, sourire, café et vin bio compris.

 

Nous n’avons pas pu essayer la yourte faisant office de chambre: un peu juste pour 25 personnes, même pour une simple petite sieste digestive, mais c’était bien tentant quand même….

 

On doit dormir comme un bébé yack là-dedans, en rêvant d’Oulan-Bator et de chevauchées infinies…

 

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Mr et Mme Delottier, Bergerie du marais, lieu-dit La Montagne (près d’Anglade).Tél: 05 57 64 40 74

 

 

Taj de Hilde

 

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Allez, concluons cette semaine « développement durable » (en tout cas, moi , je m’arrête là!) par une petite visite pédagogique du Clos de Hilde, à Bègles, qui est l’une des plus grosses stations d’épuration de France. (Pour les durs de l’oreille ou du développement: épuration=traitement des eaux usées.)

 

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Bon, expédions les chiffres: 420 000 foyers concernés, 69 000 000 m3 d’eaux usées traitées annuellement, divers bassins pour purifier l’eau (dégrillage, désensablage, déshuilage…), avant de la renvoyer, propre mais non potable, dans la Garonne.

 

Les boues extraites sont également déshydratées pour être réutilisées, en tant que compost, dans le secteur agricole..(50 000 tonnes de boues/an qui donnent 13 500 de matière sèche.)

 

Un troisième volet de l’activité de la station est consacré à la désodorisation de l’air qui sera lui aussi rejeté dans l’environnement.

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Bon, ça, c’est fait. On va pouvoir s’occuper enfin de l’aspect le plus intéressant de la chose, à savoir: une performance architecturale de tout premier ordre .

 

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Vous savez bien, le Clos de Hilde, c’est cet ensemble, bleu et blanc le jour, posé au bord de la rocade, tel un village des Cyclades au bord de la mer Egée.

 

La nuit, par un merveilleux jeu de lumières, il s’illumine et semble léviter au-dessus du trafic.

 

C’est magique.

 

Le Taj-Mahal de la CUB.

Quand je pense que toute cette beauté, c’est rien que pour retraiter mes fonds de théières, j’en ai les larmes aux yeux.

 

L’architecte, le sculpteur de lumière, est installé à Bordeaux-Caudéran, et s’appelle Jean de Giacinto. Il est notamment le co-concepteur (avec J.F Escande) du parc-relais de la Buttinière, et de la mise en lumière de la base sous-marine.

 

En plus des lignes , des volumes et des espaces parfaitement maîtrisés, il parvient à évoquer l’eau grâce à des revêtements en matériau composite imitant le chatoiement des fonds marins.

 

Ce bardage, posé sur 4,50 mètres à la base des structures, en sublime le béton brut qui émerge.

 

Comme quoi… Le beau peut vraiment être partout. Avec un minimum d’ENGAGEMENT, il pourrait être aussi dans les supermarchés, les stations services, et que sais-je encore…

 

Si on décide un jour d’instaurer la « semaine de l’architecture respectable », entre deux jours de fête à la planète, je propose un slogan:

« L’eau bio c’est bien, le beau c’est mieux! »

 

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Frontières

 

 

 

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Il faut franchir les frontières d’Artigues pour tomber sur ces très belles affiches dénonçant la politique anti-immigration qui sévit actuellement. Un thème également évoqué par le film « Welcome », récemment sorti et qui suscite une belle polémique.

 

Placardées à Cenon, Lormont, Floirac, ces silhouettes nous interpellent au coin d’une rue, ou à la faveur d’un feu rouge.

 

Dommage que personne n’ait jugé bon d’en coller aussi à Artigues… Ne nous sentons-nous donc pas concernés? Alors, nous avons bien de la chance…

 

Bien plus de chance que les calaisiens, témoins quotidiens pris entre les feux contradictoires de deux lois: celle qui sanctionne lourdement l’aide aux migrants quelle que soit sa forme (recharger un téléphone portable, offrir une douche ou un café…), et celle qui punit la non- assistance en personne en danger…A défaut de pouvoir les rendre définitivement invisibles, il sera bientôt interdit de simplement les regarder, tous ces pèlerins des terres promises aux promesses non tenues..

 

A ce casse-tête imposé par la loi, doit s’ajouter certainement une forme de « casse-conscience », bien plus douloureux…Car ce ne sont pas des silhouettes désincarnées que les calaisiens croisent au coin de leurs rues, mais des hommes de chair et de sang qui grelottent sous la pluie, ou bien des enfants, terriblement semblables à tous les enfants du monde….

 

Relisons Sénèque qui en l’an 41 se colletait déjà à la problématique des exilés, relisons-le et relativisons le regard que nous sommes amenés à porter sur l’ »autre », l’étranger, le frère, (voire le fils: pensons à ce jeune champion de boxe afghan, arrivé seul sur notre territoire à l’âge de 14 ans…)

 

 

 

« Tu auras peine à trouver une seule terre qui soit jusqu’à maintenant habitée par sa population d’origine : ce ne sont que métissages et greffes successives. Les populations se sont succédées les unes aux autres ; tel a convoité ce que tel autre a dédaigné ; tel fut chassé de l’endroit d’où il avait expulsé tel autre. Telle est la volonté du destin : que rien ne bénéficie d’une Fortune éternellement stable. (VII, 10) »

 

 » Ainsi, plein d’entrain et la tête haute, hâtons-nous d’un pas alerte là où nous portent les circonstances, parcourons tous les pays du monde ! Il ne saurait y avoir d’exil sous le firmament car rien n’y est étranger à l’homme. (VIII, 5) »

 

 

Le petit chaperon rouge

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Il était une fois une jeune femme au coeur pur et à la douce voix, qui portait le nom de Dominique Seguin (mais oui…).

 

Quand elle vit tout le mal infligé en ce bas monde aux petites chèvres blanches avides de liberté, aux petits chaperons qui s’ennuient sur les sentiers balisés, aux petits cochons qui ne connaissent pas la colocation, et aux petits enfants anesthésiés par la méchante fée Télé, elle décida d’aller courir le vaste monde en quête d’un royaume enchanté.

 

Et d’une baguette vraiment magique, et pas made in Taiwan, nom d’un nain!

 

Elle trouva le premier dans une librairie, et la deuxième au milieu d’un livre de contes.

 

Dominique Seguin fut durant de longues années l’âme de la librairie Comptines, à Bordeaux.

 

Et puis, à l’aube d’un beau matin d’Aout 2007, elle s’est lancée, et a inauguré sa propre librairie: Le Petit Chaperon Rouge, avenue Thiers.

 

C’est une librairie-jeunesse, comme on dit, dont les étagères débordent d’ouvrages qui s’offrent au lecteur comme autant de coffres au trésor.

 

Bien sûr, comme dans tout conte qui se respecte, nombreuses furent les embûches sur la route de notre héroïne. Elle dut affronter la flambée du Dragon de l’Immobilier, se colleter avec Babayaga-TVA, déjouer les ruses du pouvoir d’aChat-Botté, et voler au secours de son collègue Oscar’hibou.

 

Elle coule maintenant des jours heureux, au milieu de ses nombreux enfants albums. Elle exauce les voeux de maintes écoles, médiathèques, associations,mamans, marâtres ou bonnes marraines, participe à l’opération « Courant Livre » avec les collèges de la région, et organise un samedi par mois, un goûter/conte pour ses petits clients.

 

Dans sa librairie, le temps s’apaise, les contraintes de l’agenda s’envolent. On ouvre un album, Dominique nous oriente vers un autre, et on en découvre un troisième puis un quatrième… Du genre de ceux que l’on achète pour lire une histoire aux enfants le soir, et qu’on referme alors qu’ils se sont endormis depuis belle lurette…

 

Au Petit Chaperon Rouge, il y en a pour tous les âges, tous les goûts, tous les budgets. Noël approche, et un livre est un cadeau qui fait toujours plaisir, même aux ogrelets qui n’ont pas la Cara-bosse de la lecture.

 

Avec une petite dédicace tendre sur la page de garde, ils peuvent même se transformer en précieux talismans.

 

Mais, de grâce, n’achetez pas vos livres dans les grandes surfaces, entre le chou-fleur et le jambon sous cellophane, ni dans ces usines sans âme qui débitent du best-seller au kilo…

 

Profitez des conseils et de l’accueil de Dominique, qui saura vous piloter avec douceur dans ses rayons…

 

(Personnellement, je recommande le dernier Conti (un catalogue pour commander de nouveaux parents) et « L’incroyable machine ultrapuissante à injures », 8 euros. C’est un scrap-book, qui reprend l’idée du cadavre exquis des surréalistes (mon AbracaDADA à moi!). Parmi les dizaines de combinaisons possibles: »Ta narine gauche schmoute comme un yeti avec des moufles en boîte de nuit ». Délicat et éducatif à la fois, tout ce que j’aime.)

 

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« Le petit chaperon rouge »

356 av. Thiers

tél: 05-56-67-68-54 

 

 

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