Prix littéraire 2010

 

 

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Un bien bel étal pour cette rentrée littéraire: de l’Echenoz tout frais, du Houellebecq des grands fonds, des bancs de petits nouveaux à découvrir…

 

Pour faire son choix en haute mer, parmi ces pages d’élevage ou de grande ligne, le Prix Littéraire 2010 est lancé.

 

Les habitués l’ont déjà fait, mais il est encore temps pour les néophytes de s’inscrire et de venir nous rejoindre. On peut leur garantir qu’ils ne le regretteront pas!

 

Par mail: magpresse33@yahoo.fr

 

Par tél.: 05-56-86-73-46

 

Léche-bottes

 

 

 

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Ca y est, l’automne commence à nous lécher les bottes.

 

Et juste après, c’est l’hiver qui va nous mordre les mollets.

 

Impro

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Je ne vois pas trop en quoi ça consiste un match d’impro.

 

J’ai bien une vague idée: ça doit peu ou prou ressembler aux délibérations du conseil municipal, donc c’est sûrement fun, et je vais même y aller, avec mes ados (pour la traduction, si jamais ça se joue en jargon).

 

Allez, nous aussi, jouons un peu avec le théâtre. Quelle est la particularité de ce fringant alexandrin, extrait du Phèdre de Racine?

 

« Le jour n’est pas plus pur que le fond de mon coeur. »

 

 

 

 

 (Bon, là, théoriquement je devrais écrire la solution à l’envers. Mais comme je ne voudrais pas que vous mettiez votre PC cul par-dessus tête au risque de tout désordonner vos fichiers, je vous la donne comme ça, mais ne trichez pas, hein:

Ce vers est entièrement monosyllabique.)

 

 

Et, à propos, l’autre matin, comme Jean-Luc Delarue, j’ai éprouvé le besoin de me faire quelques lignes avant d’affronter mon quotidien sordide. Je m’envoie donc un peu de Verlaine, chacun sa came, et là, hasard objectif, je tombe justement sur « La chanson des ingénues », et son phédroménal clin d’oeil.

Mais quelle péripétie, ma vie.

 

                    Nous sommes les Ingénues

                    Aux bandeaux plats, à l’oeil bleu

                   Qui vivons, presqu’inconnues  

                   Dans les romans qu’on lit peu.

 

                    Nous allons entrelacées,

                    Et le jour n’est pas plus pur

                    Que le fond de nos pensées

                    Et nos rêves sont d’azur.

                     (…)

 

 

 

P comme Pérec

 

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Rentrée très studieuse à la médiathèque, autour du thème « Abécédaires ». Jusqu’au 23 octobre une exposition autour du travail de l’illustratrice Anne Bertier:

 

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Et tout au long du mois de novembre, une présentation des ouvrages des éditions l’Edune, qui se conclura par la vente des abécédaires exposés.

 

Une aubaine pour les écoliers qui vont se régaler, et peut-être une bonne occasion, pour les plus grands, de redécouvrir l’oeuvre de Georges Pérec, Grand Chevalier de l’Ordre de la Lettre.

 

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Ce cruciverbiste virtuose lui aura tout fait subir: lipogrammes (« La disparition », son roman/prouesse ne comporte aucun E), palindromes (ces phrases ou mots que l’on peut lire dans les deux sens), pangrammes (texte contenant toutes les lettres de l’alphabet. Celui de Pérec: « Portons de bons whiskys à l’avocat goujat qui fumait au zoo ».)

 

Sans oublier les hétérogrammes (là, ne me demandez pas d’explications,  je n’y ai toujours rien compris) dont il fit tout un recueil de poèmes baptisé: « Alphabets ».

 

Et lorsqu’il publia ce qui peut ressembler à un autobiographie, mais fragmentée et semi-fictionnelle, il l’appela: « W ».

 

Sur un plan strictement littéraire, je ne suis pas très fan de ce genre d’exercices de haute voltige lexicologique, mais Pérec savait aussi écrire aussi des romans « normalement » (si tant est qu’il soit vraiment normal d’écrire des romans.)

 

Le plus célèbre: « La vie, mode d’emploi », roman(s) culte et vrai succès public en 1978, soumet tout un immeuble, ses habitants, son contenu aux rayons …

 

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 Il est aussi l’auteur du magnifique « Je me souviens » ( inspiré d’un auteur américain), suite de phrases commençant toutes par « Je me souviens » , collecte de souvenirs sur une période de quinze ans.

Au final: un long et merveilleux poème, une douce litanie, nostalgique mais distanciée, de tous les petits faits quotidiens qui, transcendant leur insignifiance, finissent par carrément signifier toute une vie.

 

« Je me souviens des bananes coupées en trois. Nous étions trois.

(…)

 Je me souviens des heures passées à jouer avec

les lanières de plastique des rideaux pendus

devant les portes d’entrée. »

 

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