En noir

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Il en va des photos de Willy Ronis comme des chansons de Johnny Hallyday: on les connaît toutes plus ou moins par coeur, sans jamais l’avoir cherché, ni même désiré. A notre oreille ou à notre oeil défendant..

 

Et que l’on préfère Brel, Cabrel, Beaton ou Boubat, on est tous capables de fredonner « Gabrielle » ou de faire surgir de notre grand album photo, inconscient et collectif, l’image d’un gamin joyeux, de jambes de femme évitant une flaque d’eau.

 

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Willy Ronis, photographe, vient de mourir à l’âge de 99 ans. Il aimait les « photographies buissonnières« , et poser « la sincérité de son regard sur la vie qui passe ».

Il fut le photographe des petits enfants, des petits métiers, des petits gens.

Il vénérait Bach et les maîtres flamands, surtout Brueghel. Pourtant, c’est Bonnard ou Degas (à droite) que ses nus, si touchants, évoquent.

Tant sous le noir et blanc des corps, on sent vibrer tout le repentir des couleurs et la chaleur des chairs.

 

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Artigues au pays des merveilles

 

Une petite visite guidée d’Art et Paysage 2009, sur le thème d’Alice?

 

C’est par ici:

 

 http://issuu.com/blogartigues/docs/pdf_alice_n_1

 

Il suffit de recopier l’adresse ci-dessus, d’attendre que le livre se charge, puis de tourner les pages…

Bang Bang

 

 

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Rapides impressions de lecture sur les trois premiers polars en lice pour le prix artiguais.

Un américain, un islandais, un anglais.

 

Je commence avec « Double Jeu » (l’américain) au moment où une mini canicule s’installe sur la ville. Un gros pavé d’espionnage, tout en noir et blanc, comme la couverture: peu de nuances dans cet univers là.

 

Les héros ont des mâchoires, des pectoraux et des regards d’acier (qui cachent bien sûr d’anciennes blessures, car un coeur bat sous tous ces muscles de grand félin). Les femmes sont merveilleuses, et belles, et drôles, mais soit mortes, soit très loin, ce qui est bien pratique quand on doit sauver le monde et qu’on ne peut s’encombrer des geignardes. Ou alors elles sont vieilles et moches, mais c’est parce qu’ elles sont chefs.

 

Là-dedans, on se tue à toutes les pages et de toutes les manières, il faut déjouer des plans machiavéliques et internationaux (enfin, pas si machiavéliques que ça quand même car on comprend tout au bout de 50 pages.)

 

C’est plus « construit » qu’ »écrit », ça tient plus du bon script que du bon roman, mais malgré tout, c’est fort réjouissant, surtout par grosse chaleur, quand on est bien à l’abri sur le hamac et qu’on ne doit se préoccuper que de sauver le dîner.

 

Le temps se gâte, j’enfile une petite laine et je pars pour l’Islande: « Hiver arctique ». Brrrrr… une histoire d’enfant assassiné, moi ça suffit déjà à me glacer le sang, et je sens que le contexte scandinave ne va aider à me le réchauffer….

 

Un extrait, au tout début: « Une coque de glace enserrait la terre, le vent du nord sifflait et fredonnait contre l’immeuble. De grandes nappes de neige recouvraient le sol.(…) Le vent leur mordait le visage, les pénétrant jusqu’aux os à travers leurs vêtements.(…) Le ciel était chargé de nuages. Il était à peine quatre heures. La nuit avait déjà commencé à tomber. » Génial…Je raye illico l’Islande de la liste de mes destinations éventuelles.

 

Je cours me faire un thé bien chaud et je continue. Je traîne mes moonboots au fil des pages, entre des héros tristes et des témoins sinistres, sans aucune piste et presque pas d’indices.

 

Vers la page 170,  toujours aucun suspect valable et une désespérante absence de mobile, je suis congelée et déprimée. J’avoue: je saute plein quelques pages, histoire de me réchauffer. Bon je finis par tomber sur l’assassin et son mobile. Tout ça pour ça…

 

Sur la quatrième, l’auteur est présenté comme un Simenon islandais. Moi, Simenon, par moins trente et sans l’odeur du boeuf miroton, j’abandonne…

 

 La pluie arrive: j’attaque le polar britannique. Je l’avais gardé pour la fin: j’ai un petit faible pour le polar britannique. Celui-là est l’oeuvre d’un acteur de série américaine, par ailleurs diplômé d’Oxford et champion d’aviron. Intéressant.

 

Je n’en suis qu’au début. C’est plein d’une verve délicieuse et d’excellentes trouvailles. Mais un peu trop justement. Comme si l’auteur avait eu peur de ne pas pouvoir tout caser. Du verveux au verbeux, il n’y a qu’une toute petite lettre, mais qui fait toute la différence…. A voir sur la distance.

 

Allez, je vais laisser infuser, comme un bon Earl Grey. J’enfile mes bottes et je vais me balader sous ce crachin.

 

So british.

 

Et vous, amis jurés, où en êtes-vous?

 

 

 

Condoléances et félicitations

 

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Depuis  1503 (date présumée de sa conception), Monna Lisa en a vécu des aventures, des vertes et des pas mûres, sans que sa légendaire sérénité de guichetière n’en soit affectée.

Marcel Duchamp l’affubla de moustaches et d’un jeu de lettres potache:

 

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Corot lui rendit hommage, et Léger lui rendit ses clés:

 

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Gonflée, par Botero et « habitée » par Dali:

 

 

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Rauschenberg et Basquiat l’américanisèrent:

 

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Le Da Vinci code selon Robert Filliou:

 

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Et encore, j’en oublie, de Frank Zappa aux couvercles de camembert, en passant par cette librairie à côté de Beaubourg…

 

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Pour mon fils, elle reste la plus belle femme du monde (mais ex-aequo avec Pamela Anderson, à présent).

 

Le dernier avatar vincien est signé Yan Ming Pei, qui expose ces jours-ci au Louvre sa version très personnelle de notre belle florentine:

 

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Son interprétation, tout en nuances de gris, prendra place, au côté de l’effigie du défunt père de l’artiste, sous l’appellation: « Les funérailles de la Joconde ».

Sincères condoléances.

 

Mais à l’école du Parc d’Artigues, les élèves de CM1 de Mme Penon reprennent  à leur tour le flambeau, pour livrer leur vision toute fraîche de notre insubmersible icône. J’adore.

 

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 Notons un sfumato très maîtrisé:

 

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Et ma préférée, avec son petit sourire sado-sardonique:

 

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Yan Ming Pei peut bien dire ce qu’il voudra, mais elle nous enterrera tous, la Concierge de l’histoire de l’art…

 

 

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