(Zitto!= Injonction italienne, pouvant se traduire par: Chut! Tais-toi! Vas-tu la boucler, par Zeus??!!! Etymologie inconnue.)

 

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Puisque j’ai commencé à vous faire partager mes impressions de lecture (dans le cadre du Prix Littéraire), je me dois de continuer, afin de ne pas me faire taxer d’infâme lobbyiste désavantager les derniers ouvrages en lice. Equité et Objectivité sont d’ailleurs mes seconds prénoms.

 

Donc, vous l’aurez voulu: j’ai  franchement détesté « Le premier mot » d’Alexiakis, que j’ai laissé choir en son plein milieu. Très érudit, certes (on apprend des TONNES, mais vraiment des TONNES, de choses passionnantes à chaque page, tiens, par exemple, qu’il y a des Sudokus dans Le Monde, ça me sidère), mais trop, trop bavard…

 

Bon, je dois d’abord avouer ici, qu’en fait je n’aime pas tellement les mots, et que, surtout, je déteste parler.

 

Je ne m’y résous, et fort mal, que pour maintenir un fin vernis de sociabilité (la plupart du temps largement  à côté de la plaque, du reste.) Je suis du genre à toujours préférer le territoire à la carte. Et le non-dit aussi, le fugace, l’impalpable, l’innommable en somme. Ceci expliquant peut-être cela.

 

Mais ce personnage du frère, quand même… Insupportable, pédant, s’écoutant parler, traitant les femmes de son entourage comme d’insignifiantes servantes. « Et vas me réchauffer des boulettes, et remonte-moi la couverture, et fais-moi ma piqûre feignasse, et m’interromps pas quand je t’apprends la vie, et écoute-moi pérorer… »

 

 Car, dans toute la première partie, la soeurette (qui n’est pourtant pas une moussaka de l’année), doit béatement écouter son frère/seigneur/et maître d’école lui rabâcher doctement l’intégralité de ses publications universitaires…

 

Tout diplômé soit-il, il y a longtemps que je lui aurait coupé le sifflet et débranché le cathéter, moi, à cet archétype de macho méditerranéen comme on n’en fait plus. (Il a quel âge au juste Alexakis? Parce qu’il se serait super bien entendu avec mon grand-père…)

 

Bon, bref, à trop parler, il en aura perdu ma voix….