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Toqués de cannelés

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Impossible de poursuivre ce blog en faisant l’impasse sur une institution artiguaise « deliscount » que tous les gourmands connaissent: « La toque cuivrée », sur l’Avenue de Teycheney. Consécration: l’arrêt de bus juste devant porte même son nom.

 

A l’origine (vers 1985), la fabrique Aquitaine Spécialités s’installe sur la commune et produit du cannelé pour les collectivités et les  professionnels de la distribution (10 000 par jour, actuellement).

 

Mais « estomax populi clamans in deserto », suite aux demandes pressantes et affamées du client lambda, une boutique de vente directe fut vite ouverte juste à côté.

 

Ouverte sept jours sur sept, et qui ne désemplit jamais . Un petit creux, un gros brunch, une spécialité régionale à offrir à des amis lointains, et hop! Des cannelés!

 

Depuis, deux autres points de vente ont été ouverts, à Eysines et à Gradignan. 

 

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Ce succès est fort justifié: des cannelés de tous formats (même des « bébés », comme en demandait un client devant moi), délicieux, et à des prix défiant toute baillardrance, heu, je voulais dire concurrence: 0,60 le modèle « papa », croquant et doré à souhait.

 

L’accueil, lui, n’est pas discount. Ici, c’est sourire et gentillesse 7/7 jours, aussi.

 

Ci-dessous: Céline:

 

 

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Pour tout savoir sur l’historique du cannelé, allez visiter leur site: www.la-toque-cuivree.fr, où vous pourrez aussi commander en ligne. On vous en donnera même la recette. Mais franchement, à ces prix-là, à quoi bon s’échiner à les rater, comme c’était systématiquement mon cas…

 

 

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Impro

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Je ne vois pas trop en quoi ça consiste un match d’impro.

 

J’ai bien une vague idée: ça doit peu ou prou ressembler aux délibérations du conseil municipal, donc c’est sûrement fun, et je vais même y aller, avec mes ados (pour la traduction, si jamais ça se joue en jargon).

 

Allez, nous aussi, jouons un peu avec le théâtre. Quelle est la particularité de ce fringant alexandrin, extrait du Phèdre de Racine?

 

« Le jour n’est pas plus pur que le fond de mon coeur. »

 

 

 

 

 (Bon, là, théoriquement je devrais écrire la solution à l’envers. Mais comme je ne voudrais pas que vous mettiez votre PC cul par-dessus tête au risque de tout désordonner vos fichiers, je vous la donne comme ça, mais ne trichez pas, hein:

Ce vers est entièrement monosyllabique.)

 

 

Et, à propos, l’autre matin, comme Jean-Luc Delarue, j’ai éprouvé le besoin de me faire quelques lignes avant d’affronter mon quotidien sordide. Je m’envoie donc un peu de Verlaine, chacun sa came, et là, hasard objectif, je tombe justement sur « La chanson des ingénues », et son phédroménal clin d’oeil.

Mais quelle péripétie, ma vie.

 

                    Nous sommes les Ingénues

                    Aux bandeaux plats, à l’oeil bleu

                   Qui vivons, presqu’inconnues  

                   Dans les romans qu’on lit peu.

 

                    Nous allons entrelacées,

                    Et le jour n’est pas plus pur

                    Que le fond de nos pensées

                    Et nos rêves sont d’azur.

                     (…)

 

 

 

P comme Pérec

 

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Rentrée très studieuse à la médiathèque, autour du thème « Abécédaires ». Jusqu’au 23 octobre une exposition autour du travail de l’illustratrice Anne Bertier:

 

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Et tout au long du mois de novembre, une présentation des ouvrages des éditions l’Edune, qui se conclura par la vente des abécédaires exposés.

 

Une aubaine pour les écoliers qui vont se régaler, et peut-être une bonne occasion, pour les plus grands, de redécouvrir l’oeuvre de Georges Pérec, Grand Chevalier de l’Ordre de la Lettre.

 

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Ce cruciverbiste virtuose lui aura tout fait subir: lipogrammes (« La disparition », son roman/prouesse ne comporte aucun E), palindromes (ces phrases ou mots que l’on peut lire dans les deux sens), pangrammes (texte contenant toutes les lettres de l’alphabet. Celui de Pérec: « Portons de bons whiskys à l’avocat goujat qui fumait au zoo ».)

 

Sans oublier les hétérogrammes (là, ne me demandez pas d’explications,  je n’y ai toujours rien compris) dont il fit tout un recueil de poèmes baptisé: « Alphabets ».

 

Et lorsqu’il publia ce qui peut ressembler à un autobiographie, mais fragmentée et semi-fictionnelle, il l’appela: « W ».

 

Sur un plan strictement littéraire, je ne suis pas très fan de ce genre d’exercices de haute voltige lexicologique, mais Pérec savait aussi écrire aussi des romans « normalement » (si tant est qu’il soit vraiment normal d’écrire des romans.)

 

Le plus célèbre: « La vie, mode d’emploi », roman(s) culte et vrai succès public en 1978, soumet tout un immeuble, ses habitants, son contenu aux rayons …

 

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 Il est aussi l’auteur du magnifique « Je me souviens » ( inspiré d’un auteur américain), suite de phrases commençant toutes par « Je me souviens » , collecte de souvenirs sur une période de quinze ans.

Au final: un long et merveilleux poème, une douce litanie, nostalgique mais distanciée, de tous les petits faits quotidiens qui, transcendant leur insignifiance, finissent par carrément signifier toute une vie.

 

« Je me souviens des bananes coupées en trois. Nous étions trois.

(…)

 Je me souviens des heures passées à jouer avec

les lanières de plastique des rideaux pendus

devant les portes d’entrée. »

 

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Jante en l’air

 

 

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-Rond-point route de Tresses-

 

 

 

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