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Antichambre

 

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Notre dentiste du centre-bourg a su fort bien aménager sa salle d’attente: des couleurs chaudes, des plantes et des oiseaux partout.

 

Presque de quoi nous faire oublier un instant, mais un instant seulement,  les tortures qu’il ne manquera pas de nous faire subir dans son cabinet des horreurs. (Sûr que si Dante avait connu le dentiste, il aurait illico rajouté un cercle supplémentaire à son Enfer.)

 

J’ai surtout beaucoup apprécié le patchwork de petits mots, soigneusement punaisés autour de la sonnette,  à l’intention des pauvres condamnés en sursis.

 

Voilà qui nous change agréablement de la prose en chêne massif habituellement placardée dans ce genre d’endroit:

 

En tant que membre d’un cabinet de gestion agrée, nous acceptons les règlements en sang, sueur ou larmes.

 

Nous informons notre aimable clientèle que toute tentative de fuite dans cette salle d’attente sera sévèrement sanctionnée dans le fauteuil de torture.

 

Bon, deux infos m’ont fait tiquer quand même. La première concerne l’inefficacité crasse de l’intervention divine, balayant des années d’une joyeuse confiance aveugle dans la petite souris, le Père Noël, les chiffres du CAC40 et les conseils de style de Vogue.

 

Kwaaa??? Ca peut passer tout seul?? Même si on croise les doigts très fort en priant sainte Rita et en jurant sur Voici qu’on ne touchera plus à une fraise Tagada durant le restant de ses jours?

 

Et p’t être ben que c’est pas les cloches qui déposent les oeufs de Pâques, tant qu’on y est?

 

La seconde concerne le chapardage de revues.

 

Mais qui donc pourrait bien envisager de piquer L’Expansion afin de s’en délecter en lousdé? Certainement un pauvre hère que la douleur aurait privé de tout discernement…

 

En ce qui me concerne, la lecture de ces petits mots a occupé tout mon temps d’attente, très (trop) court détournant mon attention de toute tentation délictueuse. Vraiment malin, ce praticien…

 

Bon, j’ai l’air de me moquer là. Mais en fait cet homme s’est montrée d’une extrême délicatesse et d’une grande patience envers une misérable pétocharde comme moi.

 

Et son bain de bouche aux huiles essentielles était tellement bon que j’ai rien recraché, pour pas gâcher.

Western Union

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Vendredi dernier, sur le coup de midi, Artigues est définitivement entrée dans la modernité.

 

Pas grâce à une chorégraphie audacieuse du Cuvier, ou à son tiroir rouge géant, non.

 

Mais parce qu’elle a connu son premier vrai casse, au bureau de poste.

 

C’est même le casse du siècle. Enfin, statistiquement parlant, car l’opération, menée par trois Pieds Nickelés locaux (dont un jeune artiguais de 21 ans, nous apprend Sud-Ouest), n’eut rien de bien glorieux.

 

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Du fusil à pompe pour terroriser les pauvres employés du bureau, une voiture volée bien vite retrouvée sur le parking d’un hôtel lormontais, un ribouldingue toujours en cavale, les deux autres en cabane, le tout pour un mirifique butin de mille euros et des poussières.

 

Vraiment pas de quoi jouer encore dans la cour du grand banditisme.

 

 Toute la place du centre-bourg bruissait vendredi, jour de marché, pour commenter l’événement. Choqués, les artiguais, que la tranquillité de leur paisible commune à géraniums ait été si brutalement déflorée.

 

« Un casse à Artigues, ben dis-donc…Mais où va-t-on? »

 

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Deux voies

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Je trouve l’Avenue de Teycheney très représentative de l’identité urbanistique artiguaise. Encore un peu imprécise. Un peu près de tout, mais un peu loin aussi.

 

Comme une frontière, hésitant encore entre ville:

 

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et campagne:

 

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Une avenue à deux voies. L’une nous emmène à Lormont la dense,  l’autre à Yvrac la calme (mais ça bétonne pas mal là-bas aussi…) Les deux extrémités.

 

D’ailleurs, Yvrac est juste de l’autre côté de la chaussée, celui des vaches:

 

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C’est une longue avenue, pourtant elle n’est signalée que de son côté yvracais. Côté Artigues, on s’est contenté d’un panneau « Teycheney » qui désigne le quartier dans sa globalité.

 

 

 

Sur l’Avenue de Teycheney, on trouve bien d’autres dualités. Des vieilles pierres:

 

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Et du pavillon bling:

 

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Des perspectives bizarres, aussi:

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C’est là que se niche l’un des plus joli jardin d’Artigues:

 

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Et l’une de ses plus jolies maisons, organico-futuriste, que je rêverais de visiter:

 

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Un atelier au charme suranné:

 

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D’un côté, le calme, un calme végétal et ruminant. De l’autre, le calme aussi, mais plus minéral et pavillonnant.

 

Et juste en contrebas, le vrombissement des voies rapides qui nous emportent vers des villes, des vraies.

 

 

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Abnégation

 

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Bon allez, d’accord, je veux bien me dévouer, et goûter ce week-end la première fournée de la création exclusive des pâtissiers de chez Pain Prenelle.

 

Non mékeskifo paferre…C’est bien parce que c’est la semaine du goût, et parce que c’est vous…

 

 

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