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Rentrée très studieuse à la médiathèque, autour du thème « Abécédaires ». Jusqu’au 23 octobre une exposition autour du travail de l’illustratrice Anne Bertier:

 

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Et tout au long du mois de novembre, une présentation des ouvrages des éditions l’Edune, qui se conclura par la vente des abécédaires exposés.

 

Une aubaine pour les écoliers qui vont se régaler, et peut-être une bonne occasion, pour les plus grands, de redécouvrir l’oeuvre de Georges Pérec, Grand Chevalier de l’Ordre de la Lettre.

 

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Ce cruciverbiste virtuose lui aura tout fait subir: lipogrammes (« La disparition », son roman/prouesse ne comporte aucun E), palindromes (ces phrases ou mots que l’on peut lire dans les deux sens), pangrammes (texte contenant toutes les lettres de l’alphabet. Celui de Pérec: « Portons de bons whiskys à l’avocat goujat qui fumait au zoo ».)

 

Sans oublier les hétérogrammes (là, ne me demandez pas d’explications,  je n’y ai toujours rien compris) dont il fit tout un recueil de poèmes baptisé: « Alphabets ».

 

Et lorsqu’il publia ce qui peut ressembler à un autobiographie, mais fragmentée et semi-fictionnelle, il l’appela: « W ».

 

Sur un plan strictement littéraire, je ne suis pas très fan de ce genre d’exercices de haute voltige lexicologique, mais Pérec savait aussi écrire aussi des romans « normalement » (si tant est qu’il soit vraiment normal d’écrire des romans.)

 

Le plus célèbre: « La vie, mode d’emploi », roman(s) culte et vrai succès public en 1978, soumet tout un immeuble, ses habitants, son contenu aux rayons …

 

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 Il est aussi l’auteur du magnifique « Je me souviens » ( inspiré d’un auteur américain), suite de phrases commençant toutes par « Je me souviens » , collecte de souvenirs sur une période de quinze ans.

Au final: un long et merveilleux poème, une douce litanie, nostalgique mais distanciée, de tous les petits faits quotidiens qui, transcendant leur insignifiance, finissent par carrément signifier toute une vie.

 

« Je me souviens des bananes coupées en trois. Nous étions trois.

(…)

 Je me souviens des heures passées à jouer avec

les lanières de plastique des rideaux pendus

devant les portes d’entrée. »

 

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