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Arty’Sound


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A tous ceux qui, comme moi, n’ont pu se rendre au Forum des associations, pour cause de prolongation de flemme estivale ou tout autre motif valable, j’aimerais signaler que l’association Arty’Sound met en place plein de choses vraiment sympas, sur la commune et ailleurs.

 

 Marché musical au centre-bourg, participation au marché du monde à Palmer (photo ci-dessus), cours de danse Bollywood, capoeira et autres, dans leur futur local de Bétailhe.

 

Mais allez plutôt jeter un oeil sur leur page Myspace, dont voici l’adresse (impossible de mettre un lien ici, mais je le rajoute dans la page d’accueil):

 

http://www.myspace.com/arty39sound 

 


 

Amap-Art

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Il ne s’agit pas du titre d’un inédit de Fellini, mais du nom de la toute nouvelle AMAP qui vient de s’implanter sur Artigues. Les AMAP sont ces associations qui mettent en contact des agriculteurs et des consommateurs, ces derniers s’engageant à acheter aux premiers, chaque semaine, un panier de fruits ou légumes et pour une durée déterminée.

 

Un système qui favorise une agriculture raisonnée et un circuit de distribution très local, et qui rencontre un vif succès..

 

C’est le mardi soir, avenue du Périgord, que l’Amap-Art distribue ses paniers. Hier,  Marie-Thérèse, qui vient tout exprès de Bassens, me fait gentiment l’inventaire du sien: carottes, poireaux, radis, tomates et tomates-cerises, navets, salades. Bien entendu, on ne choisit pas et l’assortiment varie en fonction des saisons.

 

Marie-Thérèse est une consommatrice avisée: elle a tout pesé et tout calculé la semaine précédente. Son panier lui aurait coûté le double si elle avait acheté ses légumes au rayon bio de Leclerc ou dans une épicerie bio. Elle a vérifié les prix auprès de ces deux points de vente (mais j’ai complètement oublié les chiffres qu’elle m’a donnés, hélas).

 

L’Amap-Art affiche déjà complet (une cinquantaine d’adhérents), mais l’engagement actuel étant de six mois, les personnes intéressées peuvent quand même laisser leurs coordonnées auprès de la présidente Valérie Laboye :06-16-08-04-02.

Les chaussettes du poète

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 Ce soir, à 19h, la médiathèque accueillera l’écrivain nord-américain Richard Lange, dans le cadre des rencontres « Lettres du monde », et autour du thème : « Des nouvelles d’Amérique ».

 

Allusion au format favori de la littérature américaine, la nouvelle, qui là-bas se nomme « short story », et le roman « novel ». (Et chez nous, ça s’appelle roman parce que c’était la langue des premiers ouvrages non écrits en latin.)

 

Des histoires courtes, donc, comme celles que Richard Lange nous propose dans son livre « Dead boys », dans la droite ligne du « dirty realism » prôné par Bukowski ou Carver, maître incontesté de la nouvelle étasunienne.

 

Ahhh….Carver…Ils sont nombreux à vouloir lui piquer ses chaussettes, pour se glisser dans ses pas. Nombreux à suivre assidûment, comme il le fit, des « creative writings », ces fameux ateliers d’écriture, qui fabriquent d’excellents techniciens littéraires.

 

Irréprochables.

 

Mais.

 

Mais un peu trop techniques justement. Un peu trop formatés, à mon goût. (Mais à force de dévorer les livres, j’ai peut-être la dent dure.)

 

Il leur manque trop souvent ce je-ne-sais-quoi, ce petit harpon qui se fiche dans les tripes du lecteur et ne le lâche plus.

 

Il leur manque la honte, peut-être, avec laquelle tous les grands auteurs américains ont eu un jour à se colleter, dans une société où l’échec est perçu comme une faute morale.

La honte, alliée à la volonté désespérée d’être soi.

 

Carver, prolo, fils de prolo, père à vingt ans, alcoolo, collectionnant les petits boulots. Pas bien fréquentable…

 

Il en parle mieux que je ne pourrais jamais le faire, de l’écriture et de la honte, dans ce long poème de 1972 où il met en scène son ami Bukowski, un autre affreux jojo du stylo, et vous comprendrez pourquoi je parlais chaussettes:

 

« (…) Qu’est-ce qu’aucun d’entre vous peut en savoir?

Laissez-moi vous dire un truc

J’ai connu des gens en prison qui avaient plus de style

 Que les gens qui traînent dans les écoles

Et vont à des cours de poésie.

Ce sont des sangsues qui viennent voir

Si les chaussettes du poète sont sales

Ou s’il sent sous les bras.

Croyez-moi, j’vais pas les décevoir.

Mais je veux que vous vous rappeliez ceci:

Il n’y a qu’un seul poète dans cette pièce ce soir

Qu’un seul poète dans cette ville ce soir

Peut-être qu’un seul vrai poète dans ce pays ce soir

Et c’est moi. »

(…)

 

 

 

 

 

 

Objets trouvés

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Cette année, la star du vide-grenier artiguais était Jean-Jacques et son chapeau fleuri:

 

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Malheureusement, ce n’est pas sur son stand que j’ai trouvé mes petits bonheurs de chine.

 

Visez un peu cette terrifiante « Madonna alla sedia », le célèbre tondo de Raphaël, ici minutieusement reportée sur canevas, et soigneusement encadrée. Avec son regard injecté de sang, elle semble plus sortir d’un roman de Stephen King que du Palazzo Pitti:

 

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 Plus loin, de vrais livres de grenier:

 

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Mais qui, de nos jours, oserait encore lire Roger Peyrefitte? Et qui oserait encore illustrer Cendrars d’un dessin de Siné? Et pourquoi ne lit-on plus Montherlant, que mon grand-père aimait tant?

 

Retour à la maison. Je planque l’écureuil empaillé et le masque de renard, et je brandis mon seul achat avouable:

 

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D’ailleurs, je ne résiste pas à l’envie de vous faire partager un extrait de sa préface:

 

« Le présent ouvrage est un roman à clef. J’espère bien que personne n’aura l’inélégance d’y appliquer les clefs, les clefs du Mensonge, ni n’aura la pauvreté de s’y reconnaître en regardant le voisin par le trou de la serrure. »

 

Mais impossible de planquer un authentique motif de divorce: les porte-fusils en cornes de buffle.

 

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 (« Mais tu sais bien qu’on manque toujours de porte-manteaux! » « Et la faute aux manteaux de QUI? »)

 

Vous aurez compris qui incarne le principe de réalité dans le couple… Alors que cet ingrat devrait remercier chaque jour le Ciel de m’avoir mis sur sa rectiligne et goudronnée foutue route, pour que l’on s’emmène au bout du monde et même au-delà, non mais.

 

Il a fini par me pardonner, comme toujours. Avant tout, parce que cet homme est intrinsèquement bon.

 

Mais surtout parce que je lui ai raconté comment j’avais si héroïquement résisté au puissant sortilège de la madone vaudoue, 10 euros seulement.

 

 

 

 

 

 

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