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Il y a cette glycine, avenue de l’Eglise Romane, partie à l’abordage des grands arbres qui l’entourent, et qui déploie ses pavillons parfumés comme autant de voilures sur des mats de fortune.

 

Je passe devant elle chaque jour, et elle me met toujours en joie. Elle s’enracine quelque part en contrebas, mais son tronc reste invisible.

 

Khalil Gilbran a écrit un texte/poème, qui dit quelque chose comme: « Tu es ton propre précurseur ». Un texte un peu mystico-mystérieux, mais qu’une simple plante m’éclaire soudain d’un sens nouveau. 

 

Quand le terreau s’appauvrit, que la lumière se fait chiche ou le tuteur trop mesquin, s’accrocher à ce que l’on peut trouver, juste à côté, juste à sa portée, pour grandir encore un peu, s’épanouir quand même, fleurir coûte que coûte jusqu’à parfumer l’ombre.

 

Etre son propre précurseur.

 

 C’est la leçon qu’une téméraire glycine artiguaise donne à cueillir au promeneur.

 

 

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