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Le roman de ma vie?

 

 

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Ils sont vraiment impitoyables, à la médiathèque…

 

Pour la journée de la Femme du 8 mars prochain, ils demandent aux artiguaises de prêter LE roman qui a marqué leur vie, ou qui les a plus particulièrement touchées. Mais j’en ai tout un container, moi…

 

Imaginez: j’ai appris à lire à quatre ans (tout seule, et en regardant « Des chiffres et des lettres », selon la légende familiale), et je ne me suis guère arrêtée depuis. Et comme je suis une personne compulsive et obsessionnelle méthodique et organisée, quand un bouquin me plaisait, je lisais TOUTE la production de l’auteur. Allez hop!!

 

 

Par ordre d’apparition à l’écran, j’ai descendu tout Enid Blyton, tout Hugo, tout Agatha Christie, tous les romans pur XIX° trouvés dans le grenier de ma grand-mère (Hector Malot!, Pierre Loti!), tout Maupassant, tout Colette, tout Zola, tout Gide, tout Nietzsche, tout Ivan Illich (on aborde l’adolescence là, vous remarquez?), tout Gary, tout Buzzatti, tout Moravia, tout Fitzgerald… Etc, etc…

 

 

Alors, arrivée à mon âge canonique (mais dans canonique, il y a canon je vous signale), comment choisir?

 

La mort dans l’âme, j’ai finalement arrêté mon choix: « Lolita » de l’immmmmmense Nabokov, un seigneur du style, tout comme Céline (tais-toi Benoît). Et si « Madame Bovary » est, pour moi, la quintessence de la perfection romanesque au XIX°, « Lolita » en est le pendant pour le XX°.

 

Mais impossible de remettre la main dessus, je n’ai retrouvé que mon exemplaire en anglais. Les bouquins qu’on a aimés, on les a rarement gardés… Ils ont été partagés, prêtés, échangés, rachetés, égarés…

 

Et puis j’ai trouvé LE livre, mais ce n’est pas un roman, tant pis.

 

Quand la maladie (longue et douloureuse comme il se doit, et rarissime, de surcroît) a fait irruption dans ma vie, je n’ai plus été capable de lire.

 

Je n’arrivais plus à entrer dans l’univers des autres, ni à soutenir la narration. Je n’avais plus envie d’un début, d’un développement. J’avais trop peur d’un point final. Et puis, il me semblait que j’avais perdu à lire tout un temps précieux, que j’aurais pu dilapider tellement plus joyeusement…(« Mais comment rattraper le temps qu’on n’a pas perdu? » demandait Vialatte.)

 

Je m’y suis bien employée depuis, et je suis moins fâchée avec les romans.

 

Mais la poésie (et les enfants aussi), parfois, ça vous sauve tout simplement la vie.

 

 

 

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Comme on se livre, en parlant de livres…

Alors, comme je dois repartir pour quelques jours, livrez-vous ici, vous aussi, et parlez-nous de vos ouvrages préférés, même si vous n’êtes ni une Femme, ni une femme!

 

 

 

L’aventure est au bout du chemin

 

 

 

Oui, mais lequel???

 

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Edile idylle

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Je vous enjoins (j’adore enjoindre!!) de vous rendre à l’invitation de Mme Cartron, quand vous serez tirés au sort sur les listes électorales.

 

En effet, chaque mois, notre maire organise une réunion informelle, sans ordre du jour établi, au cours de laquelle les artiguais conviés peuvent aborder tous les sujets.

Du plus général (« Quel sera l’impact de la suppression de la taxe professionnelle sur les finances de la commune? ») au plus anecdotique (« Pourquoi n’y a-t-il pas d’arrêt de tram devant mon portail? »)

 

Ces rencontres sont passionnantes, et à plus d’un titre.

 

D’abord, on y apprend plein de choses sur notre commune, conjuguée au passé, au présent et au futur.

Saviez-vous, par exemple, que notre centre-bourg a failli être implanté à l’emplacement de l’actuelle médiathèque? Mais que l’équipe municipale d’alors a fait un autre choix… Saviez-vous que notre église romane n’est pas une église classée, comme tout le monde le croit? Et que la pierre peut revêtir toutes les couleurs de l’arc-en-ciel, selon les architectes des bâtiments de France?

 

Ces rencontres sont aussi l’occasion de couper le cou à certaines rumeurs persistantes, et de mettre le point sur le I d’Artigues.

 

Saviez-vous que la « frénésie de constructions » (je reprends le mot d’un intervenant, mais on le retrouve sur toutes les bouches artiguaises), est principalement le fait de particuliers, faisant le choix de vendre à des promoteurs privés? Et que la mairie ne peut que limiter les dégâts, en imposant un quota de logements sociaux, quota qui garantira une qualité minimale de construction et une mixité sociale acceptable.

 

Et on apprend également beaucoup sur le fonctionnement d’une mairie, sur les relations labyrinthiques entre commune, département, région, et tous leurs sigles ésotériques. Passionnants également l’élaboration du budget, entre investissements et dépenses de fonctionnement, les choix à faire, les projets à différer…

 

Et qu’elle est punchy, notre mairesse… Débattant avec aisance et assurance, se délectant des questions vaches et des sous-entendus perfides, mettant tout le monde dans sa poche avec une bonhomie redoutable. Et avec ça, bien plus fraîche que la rose socialiste, malgré une longue journée de travail à la CUB…

Un sacré animal politique, un genre de Blandine, mais qui se serait allègrement croqué tous les lions arthritiques ou prostatiques de l’arène, sans se départir de son sourire de mamie gâteau…

 

Je vois vois déjà venir, de l’autre côté de l’écran…C’est que je commence à le connaître, l’artiguais chatouilleux!

 

Alors, de grâce, pas la peine de m’en faire une attaque, ni de m’envoyer des cercueils par retour de courrier, ni de clouer des chouettes mortes sur mes portières de voiture, ni de m’accuser de prosélytisme électoral, ou je ne sais quoi, car mes convictions personnelles n’entrent pas ici en ligne de compte…

 

Allez donc vous rendre compte, par vous-mêmes, de la qualité de ces rencontres mensuelles entre une maire et ses administrés, et revenez m’en parler.

 

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Marguerite

 

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Il paraît que, au milieu du lotissement du Golf, près de l’étang bucolique qui fait le bonheur des pêcheurs du dimanche, se trouve une très ancienne fontaine.

La fontaine Marguerite daterait du XIII° siècle (ou du XI°, j’ai oublié!), et fait donc partie intégrante du patrimoine communal.

 J’ai décidé d’aller à sa rencontre, par une glaciale ET boueuse journée (typique également du patrimoine régional).

 

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Pas mal d’eau dans le coin, c’est indubitable: de l’eau qui stagne, ou qui glougloute, de l’eau qui dévale gaiement, ou s’écoule paisiblement dans le petit ruisseau qui traverse le lotissement.

 

Ruisseau dont j’ignore le nom, au passage.

 

Ah voilà! Je crois bien que j’ai trouvé Marguerite!

 

Mais par élimination: c’est le seul machin un peu ancien (à part les petits ponts de planches et une cabane désaffectée) aux alentours.

 

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Mmmouais… Je la voyais pas comme ça, la Marguerite… On dirait un vieux four à pain à moitié enterré.

 

Fontaine, je ne boirais pas de ton eau…

 

J’ai eu le malheur de vivre à Rome, je suis mal habituée, il faut bien le dire. Pour moi, une fontaine, ça ressemble à ça:

 

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Marcelloooo!!!! Come here!!!!

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