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…le bleu de tes yeux, je ne vois rien de mieux, même le bleu des cieux » faisait chanter Aragon Aznavour à Edith Piaf.

 

Ben moi, je crois que j’ai vu mieux. A Artigues, vers les Hauts de Pinsan.

 

Il y a là une maison et son muret qui font offense à l’azur le plus pur, tant ils sont bleus:

 

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Et, vous allez rire, elle se situe là:

 

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Elsa Triolet… Sel-lamèm…

 

La muse/muselière d’Aragon, mais également belle-soeur de Maïakovsky (c’est qu’elle savait s’entourer, la mère pète-sec…).

 

Elsa, dont les yeux, pourtant glaçants, ont inspiré à Aragon l’un des plus beaux poèmes de la langue française (mais on peut préférer Eluard), poème que nous avons tous annoné en baillant à un moment ou un autre de notre scolarité…

 

Mais que savions-nous de l’amour et de l’azur, alors…?

 

 Allez, on se refait la première et la dernière strophe:

 

Tes yeux sont si profonds qu’en me penchant pour boire,

J’ai vu tous les soleils y venir se mirer

S’y jeter à mourir tous les désespérés

Tes yeux sont si profonds que j’y perds la mémoire.

(…)

Il advint qu’un beau soir l’univers se brisa

Sur des récifs que des naufrageurs enflammèrent

Moi je voyais briller au-dessus de la mer

Les yeux d’Elsa, les yeux d’Elsa, les yeux d’Elsa.

 

 Mais c’est quand même pas possible qu’il ait écrit ces lignes-là pour cette femme-là, aussi peu inspirante qu’une surveillante d’internat en Prusse occidentale…

 

 Pas possible… Elle a du l’enfermer à triple tour dans sa chambre jusqu’à ce qu’il lui rende sa copie…Ou alors, c’est la jalousie qui m’aveugle. (Hypothèse qui n’est pas à exclure)

 

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