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Le syndrome Voici

 

Ames sensibles (à la polémique) s’abstenir. Merci et à demain!

 

 

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 J’apprends avec stupeur que les beaux calendriers, reprenant les clichés du concours photo de l’an dernier, et vendus à prix coûtant par l’association des commerçants du centre-bourg, ont suscité quelques remous municipaux, entraînant leur retrait de la vente.

 

En vertu de la loi sur le droit à l’image, et blablabla, en vertu du fait que le formulaire n° 12888-F n’ait pas été correctement rempli en quatorze exemplaires par les personnes portraiturées et leur petit Avedon de banlieue, et blablabla, en vertu surtout du syndrome Voici, plus redouté par les frileux que celui de la grippe A…(ou alors, au contraire, très espéré comme source d’un quelconque profit?)

 

Je ne suis certes pas juriste, et j’éviterai donc de parler d’un sujet que je ne maîtrise pas. Mais quand même….

 

Toutes les personnes photographiées étaient contentes et consentantes… Et personne ne va se faire de gros sous sur le dos de leur image, si j’ose dire… Je ne suis du reste même pas sûre qu’elles soient au courant, ou à l’origine de cette polémique.

 

Et puis, c’est un plaisir de pouvoir garder une trace de ces photos, de ces moments. Et un privilège de vivre dans une commune qui abrite des commerçants aussi dynamiques et motivés, et qui multiplient les initiatives les plus intéressantes pour faire d’Artigues un endroit joyeux, convivial, et favoriser le lien social.

 

J’aimerais bien qu’on m’explique, là…Que quelqu’un lève le nez de derrière la paperasse et vienne me détailler le malaise… Parce que, après tout, nous autres artiguais, pourrions aussi faire le valoir ce fameux « droit à l’image » lorsqu’on nous photographie dans le cadre des diverses manifestations communales, sans rien nous demander, ni nous donner à signer…

 

 Ou lorsque la correspondante de Sud-Ouest nous mitraille sans même nous laisser le temps de se réajuster la perruque. Je n’ai jamais rien signé, moi, ni même donné mon accord verbal.

 

Mais la prochaine fois, si je sors par mégarde sans ma burka, je le dégainerais aussi mon Code Civil, comptez sur moi.

 

Non mais.

 

N’importe quoi.

 

Re-design

 

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Hier ce n’était qu’un dé-but, aujourd’hui continu-ons le com-bat, et parlons un peu de re-design.

 

Le re-design, j’y pense chaque fois que Simply sort ses poubelles.

 

Je m’explique. Ce magasin compresse tous ses emballages carton pour qu’ils prennent moins de place dans la benne de ramassage.

Et cela donne à chaque fois de ravissantes compositions colorées, qui m’évoquent inévitablement la table « Vanity » créée par le jeune designer Pierre Gonalons à base de papier récupéré (Ascète éditions).

 

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Le re-design revient à la mode.

 

(Merci la crise quand même. Et merci aussi la dictature tendance écolo. La semaine dernière, j’étais à la remise des Tadi (trophées aquitains du design industriel) à l’hôtel de région (plus froid et glauque qu’une piscine soviétique, mais on y mange toujours très bien.)

Designers, industriels, institutionnels, tous s’accordaient sur ce point: face aux enjeux concurrentiels redoutables de la globalisation galopante (je sais, c’est beau), notre seule arme est un recours plus systématique au design et à l’écologie. L’imagination au pouvoir, on vous dit…)

 

 

Le re-design se décline à présent sous diverses propositions (ou: re-stratégies): re-use, -re-cycle, re-source, re-create, re-claim, etc… et peut-être vous souvenez-vous des 5.5 et de leur opération « re-anim » évoquée ici.

Autant  de pistes à explorer, ce dont les designers, débutants ou confirmés, se ne privent pas.

Récup. avec les tiroirs dépareillés revus en commode par Téjo Remy pour Droog design:

 

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Détournements comme celui du nain de jardin pris en otage par Starck, pour Kartell:

 

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Et tant d’autres…

 

Mais loin d’être « chic et moderne », le re-design a une vieille histoire derrière lui. Il a été inventé par le génial Alessandro Mendini: architecte, designer, journaliste, etc… et un vrai révolutionnaire comme je les aime, avec toute la subversion à l’intérieur, bien au chaud sous la veste croisée en cachemire milanais.

(L’anti-conformisme, c’est neuronal, pas postural, si vous voyez ce que je veux dire. Surtout passée la trentaine. Méfions-nous de ceux qui l’arborent en écharpe et l’agitent à tout vent: trop souvent, leur moi intérieur ressemble à une cuisine Ikéa toute équipée, ou à un relevé de plan épargne. Fin de la digression.)

 

Ecoutons plutôt le maestro:

 

« Le redesign se fonde sur l’idée que l’on peut renouveler des objets si on les regarde avec un oeil nouveau. C’est une sorte d’écologie du projet. »

 

 

 

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C’est donc Mendini, dont la démarche s’est toujours définie « en opposition avec la notion de centre », qui a lancé ce concept (ainsi que celui de Banal Design), bien avant le premier choc pétrolier. Son manifesto: le fauteuil Proust ( » une équation conceptuelle », ultra-célèbre, et ultra-décliné), qui rhabille une structure classique d’un motif pointilliste à la Seurat.

 

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Il est aussi l’un des seuls auteurs, dans les hauteurs, à avoir toujours défendu et aimé le kitsch.

« Le kitsch est un moyen d’introduire de l’émotion entre l’homme et l’objet. Le design de qualité est froid. Le kitsch est sentimental et émotionnel ».

 

Alessandro! Sei grandissimo…

 

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Do it yourself

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Journée Jingle Bells, samedi à Artigues, où l’on pouvait arpenter les « Sentiers de Noël », y retrouver les stands du marché de Noël, participer aux ateliers de cuisine et de déco-récup, et je crois même qu’il y avait un conte en soirée.

 

J’ai juste été faire un petit tour au marché car: « Plaisir d’offrir Joie de recevoir » certes, mais je doute que ma grippe soit concernée par l’offre…

 

Des sentiers sous le signe de la récup, du recyclage, du fait-main. Dès l’entrée, une superbe pancarte accueillait les visiteurs (et quel beau Koidonkéou cela aurait pu faire…!):

 

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Et si l’on s’approchait un peu, on s’apercevait qu’elle était composée de capsules de café vides:

 

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Idem pour la décoration de la grange Bétailhe, avec des Pères Noël sympa, certainement pas made in China:

 

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Et il m’a même semblé reconnaître le recyclage sauvage d’une des dernières oeuvres d’Art et Paysage…

 

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 Du côté des stands, le fait-main aussi était naturellement à l’honneur. Bijoux, tableaux, vêtements, meubles en carton, etc…

 

Ci-dessous, Céline sur son stand Métalmorphose:

 

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Plus loin, d’autres charmants bijoux, en céramique:

 

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Et un vrai coup de foudre pour le sac de Michèle, l’ultime it-bag de l’hiver, tout tricoté main!

 

Le genre d’objet tellement trop… ou tellement pas assez…, mais qui existe si joyeusement et si intensément… qui nous laisse tellement perplexe et émerveillé… Qu’il en accède du même coup au statut indiscutable de pure oeuvre d’art, au même titre que les ouvrages de dame d’Annette Messager:

 

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Mais attention…Le « Do it yourself! », cette injonction anglo-saxonne nous invitant à tout faire de nos mains:  bijoux, déco, vêtements, ne se cantonne plus désormais aux petits marchés d’artisanat d’art ou aux napperons crochetés des mamies.

 

C’est une lame de fond puissante, partie du Japon (où se trouve la plus grande galerie commerciale dédiée aux créateurs indépendants), des Etats-Unis, d’Angleterre, et qui va bientôt déferler dans le reste du monde, grandement aidée, il faut bien le dire, par le contexte économique morose et les fantastiques possibilités offertes par le Net.

 

 

 Blogs (celui de la « Glasgow  Craftmanship Mafia » notamment), magazines « indie » (traduire « indé »), sites (Etsy étant le plus connu), tous militent pour un retour au « fait maison », au vintage, au recyclage arty. 

 

Car c’est bien de militantisme qu’il s’agit. Du militantisme brodé au petit point, patiemment tricoté par des fées qui n’ont d’or que dans les mains…

 

Ainsi, un mouvement américain s’est formé pour inciter les gens à n’offrir que du fait-main à Noël, pour lutter contre l’invasion de gadgets asiatiques, la surconsommation, tout en préservant la douceur du don et du partage.

 

D’ailleurs, une assoc sympa, un petit Etsy de l’Entre2mers, s’est montée à Baron. Elle s’appelle « Les sardines en robe de chambre » (d’après une délicieuse recette de Pierre Dac). On peut aller faire un tour sur leur blog, ou aller visiter leur marché de Noël, le week-end du 18 décembre.

 

En ce qui me concerne, cela fait déjà bien longtemps que je régale mes proches (qui doivent d’ailleurs commencer à voir approcher Noël avec appréhension…) de mes petites créations maisons, ou de mes trouvailles chinées…

 

Plaisir d’offrir! J’adore voir leur sourire béat se décomposer lorsqu’ils déballent mon offrande. Joie de recevoir… Mais n’empêche, c’est grâce à moi que leur foyer ou leur petite personne acquièrent cette petite touche atrocement délicieusement arty, à nulle autre pareille…

 

Car je suis le Cortazar des vide-greniers, le Che Guevara du pinceau. Si, si…Absolument… Les derniers bijoux technologiques? Les derniers parfums marketés? Les joujoux chinois?

NO PASARAN!!!

 

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Le notre à nous

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Et rien qu’à nous!

 

Enfin un vrai beau portrait de notre libraire préféré à-nous-rien-qu’à-nous! Et enfin un bel article dans notre quotidien régional, pas toujours assez à-nous-rien-qu’à-nous….

 

Benoît à l’honneur donc, (mais maintenant qu’il est notre libraire préféré, il serait temps qu’il abandonne son air de contrôleur de gestion sur les photos), à travers la présentation du prix littéraire artiguais qu’il a instauré et que le monde entier nous envie. (J’en fais trop là?? Bon, au moins la CUB alors…)

 

Rien ne manque: la liste des ouvrages, quelques indiscrétions sur les arti-lecteurs(quelle jolie formule!), nos rendez-vous au Vésuve, et même une interview exclusive, mais un brin édulcorée, de ma muse, Pierre L., dont chacun sait qu’il s’est inscrit pour des raisons inavouables (qu’il n’a pourtant aucun scrupule à avouer).

 

Ce qui m’ennuie un peu, c’est que je n’ai pas souvenir d’avoir lu les livres cités, pour le prix de l’an dernier: « La dame noire »? « La route »?

 

Mais bon, j’ai peut-être fait muter mon virus en grippe A-lzheimer, après tout…

 

 Et puis, qu’importe, savourons un peu notre fameux quart d’heure (bordelais!) de gloire, et approuvons en choeur le contenu fort élogieux de l’ article!

 

Pour ceux qui auraient omis d’acheter Sud-Ouest hier, ils l’ont dans l’os! je me propose de leur en fournir une photocopie, certes au prix du marché noir mais (Noël oblige) accompagnée d’une photo dédicacée de notre libraire préféré à-nous-rien-qu’à.. etc etc...

 

 

(Mais comptez tout de même un supplément pour une photo avec sourire.)

 

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