Corps et paysage

 

 

Comme un goût de « off », dans les rues d’Artigues:

 

 

 

dsc1699rsolutiondelcran.jpg

 

 

dsc1691rsolutiondelcran.jpg

 

 

Vide

dsc1690rsolutiondelcran.jpg

 

Centre Bourg, dimanche 14 juin, vers 16 heures.

 

 Ce jour-là, l’association des commerçants avait programmé un grand repas, semblable à celui qui avait rassemblé (et même refusé!) tant de monde l’année dernière.

 

Annulé, faute d’un nombre suffisant de convives intéressés.

 

Ce jour-là également, Ingrid la podologue, avait pris en charge l’organisation d’un sympathique marché d’artisanat d’art, sur cette même place.

 

Mais personne n’est venu.

 

Tout cela me rappelle le livre de Barthes sur le Japon (« L’empire des signes »), où l’auteur développait son approche de l’urbanisme à la japonaise, qui se structure autour d’un centre vide.

 

Centre ville, centre vide.

 

Mais Artigues n’est pas Tokyo: chez nous même la périphérie est vide…

 

Pour l’inauguration d’Artigues Art et Paysages, Véronique Laban nous avait concocté un savoureux week-end d’animations à partager en famille. Mais personne n’est venu, ou si peu de monde…

 

Il y a une quinzaine de jours, j’ai reçu, ainsi qu’une trentaine d’autres électeurs artiguais, une invitation à une réunion organisée par notre maire, afin de débattre de façon informelle des divers sujets qui nous tiendraient à coeur. Nous étions six.

 

Barthes écrivait aussi, à propos des guides de voyage: « Le seul lexique important est celui du rendez-vous ».

 

Il y a un peu trop de rendez-vous manqués dans notre commune, d’organisateurs découragés, de bonnes volontés démotivées…

 

Mais où sont donc les artiguais? Ils relisent tous Barthes, le week-end, sur leur chaise longue? 


 

Fish and chips

 

 

dsc1660rsolutiondelcran.jpg

 

Quelques images picorées au bord de l’étang du parc, autour du pique-nique flottant, oeuvre de Valérie Villain: « Le déjeuner sur l’eau », que les canards ont immédiatement adopté.

 

 

 

 Un fléchage un brin surréaliste:

 

 dsc1657rsolutiondelcran.jpg

 

 Un peu plus loin, les reliefs d’un pique-nique beaucoup moins artistique:

 dsc1666rsolutiondelcran.jpg

 

 

Si le pique-nique est à l’eau, le ketchup, lui, est resté sur la berge:

 

dsc1663rsolutiondelcran.jpg

 

 

Et le plat principal tout frais pêché:

 

dsc1654rsolutiondelcran.jpg  dsc1651rsolutiondelcran.jpg

Bang Bang

 

 

dsc1649rsolutiondelcran.jpg
Rapides impressions de lecture sur les trois premiers polars en lice pour le prix artiguais.

Un américain, un islandais, un anglais.

 

Je commence avec « Double Jeu » (l’américain) au moment où une mini canicule s’installe sur la ville. Un gros pavé d’espionnage, tout en noir et blanc, comme la couverture: peu de nuances dans cet univers là.

 

Les héros ont des mâchoires, des pectoraux et des regards d’acier (qui cachent bien sûr d’anciennes blessures, car un coeur bat sous tous ces muscles de grand félin). Les femmes sont merveilleuses, et belles, et drôles, mais soit mortes, soit très loin, ce qui est bien pratique quand on doit sauver le monde et qu’on ne peut s’encombrer des geignardes. Ou alors elles sont vieilles et moches, mais c’est parce qu’ elles sont chefs.

 

Là-dedans, on se tue à toutes les pages et de toutes les manières, il faut déjouer des plans machiavéliques et internationaux (enfin, pas si machiavéliques que ça quand même car on comprend tout au bout de 50 pages.)

 

C’est plus « construit » qu’ »écrit », ça tient plus du bon script que du bon roman, mais malgré tout, c’est fort réjouissant, surtout par grosse chaleur, quand on est bien à l’abri sur le hamac et qu’on ne doit se préoccuper que de sauver le dîner.

 

Le temps se gâte, j’enfile une petite laine et je pars pour l’Islande: « Hiver arctique ». Brrrrr… une histoire d’enfant assassiné, moi ça suffit déjà à me glacer le sang, et je sens que le contexte scandinave ne va aider à me le réchauffer….

 

Un extrait, au tout début: « Une coque de glace enserrait la terre, le vent du nord sifflait et fredonnait contre l’immeuble. De grandes nappes de neige recouvraient le sol.(…) Le vent leur mordait le visage, les pénétrant jusqu’aux os à travers leurs vêtements.(…) Le ciel était chargé de nuages. Il était à peine quatre heures. La nuit avait déjà commencé à tomber. » Génial…Je raye illico l’Islande de la liste de mes destinations éventuelles.

 

Je cours me faire un thé bien chaud et je continue. Je traîne mes moonboots au fil des pages, entre des héros tristes et des témoins sinistres, sans aucune piste et presque pas d’indices.

 

Vers la page 170,  toujours aucun suspect valable et une désespérante absence de mobile, je suis congelée et déprimée. J’avoue: je saute plein quelques pages, histoire de me réchauffer. Bon je finis par tomber sur l’assassin et son mobile. Tout ça pour ça…

 

Sur la quatrième, l’auteur est présenté comme un Simenon islandais. Moi, Simenon, par moins trente et sans l’odeur du boeuf miroton, j’abandonne…

 

 La pluie arrive: j’attaque le polar britannique. Je l’avais gardé pour la fin: j’ai un petit faible pour le polar britannique. Celui-là est l’oeuvre d’un acteur de série américaine, par ailleurs diplômé d’Oxford et champion d’aviron. Intéressant.

 

Je n’en suis qu’au début. C’est plein d’une verve délicieuse et d’excellentes trouvailles. Mais un peu trop justement. Comme si l’auteur avait eu peur de ne pas pouvoir tout caser. Du verveux au verbeux, il n’y a qu’une toute petite lettre, mais qui fait toute la différence…. A voir sur la distance.

 

Allez, je vais laisser infuser, comme un bon Earl Grey. J’enfile mes bottes et je vais me balader sous ce crachin.

 

So british.

 

Et vous, amis jurés, où en êtes-vous?

 

 

 

1234
 

Alex Blog |
Notre mariage - Il nostro m... |
CANTERBURY T@LES |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | toute ma vie !!!
| Blog du niveau intermédiaire
| Gregmontres