Pour cause de prix littéraire, je ne fréquente actuellement que des psychopathes ou des espions internationaux, je me lève en résolvant de sordides meurtres d’enfants, je me couche en déjouant d’obscures conjurations. Ou inversement.

 

 

Entretemps, je console des islandais dépressifs, je calme des américains trop nerveux de la gâchette, j’envoie des petits anglais trop présomptueux relire Woodehouse dans leur chambre, en les privant de pudding.

 

Et je confonds lave-vaisselle et lance-missile, mitraillette et micro-ondes,  détectives et détergents.
(Au fait, j’ai laissé tomber « Monster »: il me donnait trop envie de relire un VRAI bon Stephen King…)

 

Bref, je me retrouve baignée de sang jusqu’aux sourcils. (Cette phrase n’a l’air de rien, mais je signale que c’est du Dickens quand même, sauf que lui parlait de la lecture de son journal quotidien).

 

Et je vois du polar partout, même dans les rayons de Simply:

 

dsc1785rsolutiondelcran.jpg

 

Jusqu’à ma créativité, d’ordinaire plutôt primesautière, qui en subit les conséquences…

 

Boostée par ces flots d’hémoglobine, revigorée par toute cette mâle adrénaline, j’ai décidé de doter notre prix littéraire d’un trophée plus consistant que nos critiques éclairées et vachardes.

 

Voilà le résultat: la chaise « Un cadavre dans la bibliothèque » (avec son coussin, so charming!!), hommage à notre chère Agatha et à ma collection antédiluvienne d’ouvrages du Masque.

 

A retirer sur place uniquement. (L’islandais n’a donc aucune chance …)

 

dsc1766rsolutiondelcran.jpg       dsc1767rsolutiondelcran.jpg

 

 

(Je tiens à préciser qu’aucun zèbre artiguais n’a été sacrifié pour réaliser le tapis.)