Cordonnier

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La société SDS d’Artigues, avenue de Virecourt, fait dans la signalisation. La signalisation verticale.

 

Qu’est-ce qu’on dit déjà, à propos des cordonniers?

 

 

 

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Anaphylaktik


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Que faisiez-vous durant la soirée du 28 avril, de 18h à 19h? Avez-vous un alibi en béton?


Car tous ceux qui ont préféré contempler la pluie dégoulinant sur leurs fenêtres sont passés à côté d’une rencontre fort agréable avec André Marois, venu présenter ses oeuvres, et notamment la série destinée aux adolescents qui est parue en feuilleton: « Les allergiks ».

 

 Etonnantes ces différences orthographiks entre nos deux pays. Mais bon, on va s’adapter. (Au Québec, l’ »Arabducoin » est « un dépanneur », « Mokbar » s’appelle « Couchtard ». D’ailleurs, « Les allergiks » ont été diffusés dans ces circuits, pour toucher un maximum d’ados, et avec succès.)

 

Moins étonnant, du reste, lorsqu’on apprend qu’André Marois fut marqué par la lecture du  recueil de nouvelles « Le K » de Dino Buzzati (et aussi par « L’écume des jours », mais on va considérer ça comme une erreur de jeunesse).

 

Il évok son parcours, sa vie à Montréal, son entourage qui forment la trame de ses romans. Ainsi, il kidnappe ses enfants pour en faire des héros de fiction, auxquels il arrive des tas de sanglantes avanies. (Une super idée!! J’enverrais bien mes ados faire un stage de ménage de deux ou trois chapitres dans « Cendrillon »…)

 

Car cet homme si affable et courtois décanille tout de ce qui bouge, au fil des pages. Et trouve son inspiration dans de mikroskopiks téléskopages du quotidien.

 

Ainsi, son premier roman « Accident de Parcours » est né d’une remarque lancée lors d’une soirée. Un couple canadien évokait l’ échange de maison qu’il avait réalisé pour les vacances, avec un autre couple, breton celui-là: « En arrivant, on s’est rendu compte que tout était exactement pareil que chez nous… » Et voilà comment un écrivain bâtit un livre (et comment Ikéa fait qu’on se sent partout chez soi…)

 

Beaucoup d’anecdotes réjouissantes et poétiks de cet akabit, mais vous n’aviez K être là. J’ai beaucoup aimé aussi le titre d’une de ses nouvelles, prochainement adaptée à l’écran: « Le tueur autodidakt ». Beau comme du Dostoiesvski, en moins métaphysik.

 

 

En l’écoutant raconter ses promenades sur de si noirs chemins, j’ai saisi la différence fondamentale entre le poète et l’auteur de polars: l’un résout les mystères que l’autre se plaît à épaissir.

 

André Marois écrit pour les petits, les moyens et les grands. Sur la photo du haut, un aperçu d’un ouvrage pour enfants, magnifiquement illustré.

Sur la photo du bas, notre auteur et Pierre L., euphorik.

 

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Lien canadien

 

 

 andremarois.blogspot.com

 

Pour vous donner envie de nous rejoindre ce soir, à 18heures, à la Médiathèque, je vous ordonne incite à aller visiter le blog d’André Marois, notre hôte québécois.

 

Il y relate, entre autres, sa résidence dans le bordelais, au travers de quelques photos bien senties, et légendées au cordeau.

 

(Bon, c’est là qu’on sent qu’il manque encore de métier: il ne sait pas parler pour ne rien dire, et il va droit à l’essentiel.

Si je n’étais pas aussi imbue de ma personne, je pourrais presque ressentir les affres de la jalousie. Dieu merci, mon égo king size me met à l’abri de ces petits désagréments. Et puis, je pardonne tout à qui aime Echenoz .)

 

C’est dommage qu’il reparte aussi vite, et aussi loin.

 

J’aurais pu lui proposer un poste d’assistant-stagiaire suppléant. 

 

La chance de sa vie.

Purple haze

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Cette so colourful nature morte façon Paul Smith, a été réalisée avec brio, et avec des carottes de la variété « Purple haze ».

 

Carottes qui déboulent tous les vendredis dans le camion de Sophie, directement du Lot-et-Garonne , pour être vendues au marché du centre-bourg.

 

Elles mélangent l’orange et le violet aussi hardiment qu’un peintre nabi sous opium, et il n’y en a pas une pareille, ce qui fait qu’on ne s’ennuie pas lorsqu’on les pèle.

 

Il paraît qu’elles doivent leur couleur si particulière (et leur goût subtilement corsé), à une overdose de vitamines et d’anti-oxydants (ne m’en demandez pas plus à ce sujet: je sais juste qu’il ne faut pas confondre avec « anti-occident », concept qui s’appliquerait plutôt aux tee-shirts chinois, si j’ai bien  tout compris mon cours d’économie, mais ça change tout le temps en ce moment).

 

Manger des carottes rend, paraît-il, aimable. C’est pourquoi je m’efforce de limiter ma consommation; un certain charme rugueux convenant mieux à ma sociabilité de hérisson.

 

Mais vous, foncez, je sens chez certains une carence notable en … disons, anti-oxydants.

 

Pour conserver toutes leurs qualités nutritionnelles (j’adore quand je me lâche comme ça), il est recommandé de les consommer crues. Mais on se prive alors de toutes leurs qualités chromatiques. Dilemme.

 

Elles sont aussi idéales pour la confection du carrot cake.

 

Commmmment??? Vous ne connaissez pas le carrot cake? Ce délicieux pavé, bien riche et bien sucré, dont la liste des ingrédients pourrait dignement figurer dans un grimoire de sorcière, et dont le temps de préparation n’excède pas les 72 heures (sans la cuisson)??

 

Il faut dire que c’est une recette (anglaise d’origine) qui nous vient de l’Amérique profonde, l’Amérique des pionnières, dont les loisirs se limitaient à : »Pile, je fais un patchwork avec les vieilles chemises de Grand’Pa. Face, je commence à préparer un carrot cake, ça m’occupera pour la prochaine quinzaine ». On s’ennuyait ferme dans les plaines du Middle West avant l’invention de la télé et du fast-food. God bless CNN.

 

Ma soeur réussit le carrot cake à la perfection, mais une perfection hélas sporadique (les années bissextiles, et uniquement si Mars est dans la bonne conjonction avec  Saturne).

 

Et ne comptez pas sur moi pour divulguer les recettes de la famiglia, plus secrètes encore que le code atomique, et plus confidentielles qu’un éclair de compassion dans le regard d’Eric Besson.

 

 Vous étiez prévenus: toutes ces salades d’amabilité râpée, c’est pas mon truc.

 

J’ai toujours préféré manier le bâton.

 

 

 

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