La vie rangée des anges

 

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Boulevard des Oiseaux, on préfère les anges gardiens aux chiens de garde.

Toute un escadron s’y est d’ailleurs installé, le long d’un pavillon débonnaire. Il ne reste plus qu’à installer le panneau:

 

« Attention ange miséricordieux ».

 

Sur le trottoir d’en face, deux chérubins chevronnés semblent jauger et narguer les nouveaux venus:

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Car la hiérarchie est très stricte, dans la fonction angélique, et pour obtenir ses ailes, on doit gravir un à un tous les échelons bibliques: séraphins, chérubins, archanges et enfin anges, tout en bas de l’échelle de Jacob.(Et encore, je vous passe les étapes intermédiaires.)

 

Boulevard des Oiseaux, on serait plutôt dans la catégorie « chérubins », auxquels furent dévolues les fonctions de gardiens du Jardin. Qu’ ils assurent ici d’impeccable façon (du latin: « qui ne peut pécher »!!).

 

Mais où sont donc leurs ailes, m’objecterez-vous, car vous n’avez décidément rien de mieux à faire?

 

Et bien, l’habit ne faisant pas déjà le moine, ce n’est pas non plus la paire d’ailes qui fait l’ange.

 

D’ailleurs, chez les vrais de vrais, les plus discrets, les plus tendrement vigilants, les  plus quotidiennement présents, les ailes ne poussent même qu’ à l’intérieur. Et c’est pourquoi, bien souvent, on ne les identifie que  trop tard, lorsque le bien est déjà fait.

 

Et puis essayez donc de tenir des jardinières de béton avec des ailes dans le dos.

 

Non, aucun doute à avoir, ces séraphins sont  certifiés. J’ai visité assez de musées florentins et d’églises siciliennes,  vu suffisamment de putti baroques, pour en reconnaître un lorsque je le croise, fût-ce à Artigues. Et puis, s’il ne s’agissait que de vulgaires bébés, ils porteraient des couches-culottes, et ce n’est pas le cas. La preuve:

 

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Mais il leur manque l’exquise grâce, l’espièglerie joufflue des putti du seicento, m’objecterez-vous de nouveau, car votre mauvaise foi est vraiment mon pain quotidien.

 

Certes, moi qui suis une femme de goût, je les aurais plutôt envisagés dans un beau dégradé de couleurs (pastels,tout de même, on n’est pas à Miami non plus), pour casser un peu leur monochromie et mettre en valeur des potées de lierre argenté. (Etant une FDG, je déteste nécessairement les géraniums).

 

Mais il n’est pas donné à tout le monde d’être une femme de goût (surtout quand on est un homme)…

 

Et même s’il est objectivement difficile de voir en eux l’ombre de la trace de la main de Fra Angelico, je les trouve beaux, pimpants, lumineux, euphorisants…

 

Je vous entends déjà objecter, car je ne sais pas ce qui vous passe par la tête aujourd’hui: Que vient faire ici la main de Fra Angelico , moine-peintre du quattrocento, spécialiste des anges mais si éloigné du baroque?

Allez, je confesse: c’était juste pour glisser ici cette phrase si belle qui lui est attribuée…

 

« Il n’existe pas de paix dans l’avenir

qui ne soit cachée dans le court moment présent.

Dans chaque chose que nous appelons un chagrin, une épreuve ou un devoir

Se trouve, croyez-moi, la main de l’ange. »

 

 

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Fauteuils et dragons

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Ca alors…Quand Pierre Bergé organise son petit vide-grenier, il n’y va pas avec le dos de la cuillère en argent….

 

Vente record chez Christies de toutes les merveilles collectionnées lors de sa vie commune avec Yves St Laurent…

 

Mazette, ça me donne envie de me remettre à la couture…

 

Entre autres broutilles, un petit Matisse, un petit Brancusi, deux casse-têtes diplomatiques chinois, et le fauteuil aux dragons d’Eileen Gray qui a atteint un prix incroyable, pour une pièce design du XX siècle.

 

Vous êtes bien assis sur vos dragons? Alors, accrochez-vous aux accoudoirs: presque 22 millions d’euros.

 

 Comme quoi, malgré la crise, certains savent encore assurer leurs arrières (-trains…), quitte à y laisser leur chemise griffée.

 

Quel rapport avec Artigues, me direz-vous?

 

Et bien, si Christies nous fait cruellement défaut dans le coin, nous avons quand même notre caverne d’Ali Baba à nous, notre vide -grenier perso, notre malle aux trésors débordante d’antiquités de la Haute-Egypte ou de la Basse Bretagne, de vibrantes toiles de maîtres injustement méconnus, de fauteuils ou de dragons…

 

Vous aurez reconnu notre bien-aimé Troc de l’île, pilier du commerce local, et dernièrement rebaptisé Troc.com, sans doute pour se donner un petit coup de jeune bien inutile. Notre Troc est intemporel, tout comme les joyaux réjouissants, surprenants, poétiques ou pathétiques qu’il recèle…

 

 En ce qui me concerne, j’ai une tendresse particulière pour le fauteuil en cuir photographié plus haut. Même dépourvu de dragons, il reste une pièce magnifique, malgré son état (et d’ailleurs le style « shabby » a beaucoup de partisans…)

 

 La cheminée de château me ferait un meuble télé sublime, mais je crois plutôt que je vais m’offrir une petite croûte sympa, la relooker un peu et lui dénicher une place sur un de mes murs (ce qui ne sera pas le plus facile…)


En direct d’Artigues,voici donc la réponse de la bergère  à son Bergé….

 

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Ca, c’est de l’info

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Si vous vous demandiez d’où pouvait bien provenir ce zeppelin flottant sur notre commune, sachez qu’il sert de support publicitaire au marchand de véhicules d’occasion, qui s’est installé dans les locaux de l’ancien Cayolar, avenue du Périgord.

 

Si vous vous en fichiez, vous pouvez continuer.

 

 Si vous pensez que, comme info, c’est de la balle, je ne peux que vous approuver.

 

Sachez toutefois que même le grand Albert Londres dut parfois se coltiner les cockers écrasés et les labradors en cavale.

 

 

 

 

Lauréate: Aurélie

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Voilà donc la lauréate du premier concours photo artiguais: c’est l’Aurélie, parce qu’elle le vaut bien (oui, je sais, pas terrible, mais comme ça, c’est fait.)

 

Son très beau cliché du centre-bourg au soleil levant, avec l’échiquier au premier plan, a vraiment mérité le prix. D’abord, parce qu’on y reconnaît parfaitement un endroit-clé de notre commune, ensuite et surtout parce qu’il est techniquement parfait: cadrages, lumière, contrastes…

 

 Aurélie Barraud a 24 ans, elle habite Lormont, mais a de nombreuses connexions avec Artigues: un amoureux qui en est originaire, et une amie Cécile, qui travaille au Vésuve et l’a informée du concours photo.

 

Elle avait présenté sept clichés, tous très réussis du reste. Elle a d’ailleurs également gagné, ex-aequo avec Pierre Langaud, dans la catégorie « Instantanés urbains »:

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Après avoir arrêté ses études en terminale, puis travaillé avec des enfants (qui restent ses modèles préférés avec les personnes âgées), Aurélie a trouvé sa voie en faisant un stage chez un photographe chevronné de Lormont.

 

Depuis, la photo, surtout en noir et blanc et surtout le portrait, est devenue une vraie passion, qu’elle peaufine et perfectionne avec le magnifique Sony reçu en cadeau d’anniversaire.

 

L’année prochaine, Aurélie passera son CAP de photographe, puis elle se lancera dans la cour des grands, avec un book bien rempli, et un premier prix artiguais qui lui servira, on l’espère, de passeport vers la réussite…

 

 

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