Enfant de la bulle

 

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Bon, il faut bien l’avouer: la BD et moi, ça fait deux. Et au sens propre comme au sens figuré: soit je lis (mais je lis à fond, hein), soit je regarde (à fond aussi), mais je ne parviens pas à faire les deux choses en MÊME TEMPS.

Ca me court-circuite le cortex. Illico.

 

Les branchements ne doivent plus être aux normes là-haut, ou quelque chose comme ça.

 

Bref, niveau BD, j’en suis restée aux Schroumpfs, et  c’est donc fort légère et peu préconçue que  j’ai rencontré le fameux GRUN, le dessinateur qu’Artigues abrite au creux de ses vallons. (Je ne lis pas de BD, mais en poésie, voyez comme je tâte).

 

Bon, il faut bien l’avouer, je n’ai lu aucun de ses ouvrages, pas même le dernier tome de la « Conjuration d’opale »qui vient de sortir. Mais notre libraire préféré dit que c’est schroumpfement bien, et si notre libraire préféré dit que c’est schroumpfement bien, on peut lui faire confiance.

 

(Attention quand même, car avec lui, ce qui est schroumpfement bien n’est pas forcément schroumpfement gai. M’enfin! On n’est pas descendu dans cette vallée de larmes pour se taper sur les cuisses, nom d’un polar polaire!)

 

Bref, Grun ne s’appelle pas du tout Grun mais Ludovic, ce qui est joli aussi, mais qui le fait moins sur la couverture. Après une formation aux Beaux-Arts de Bordeaux, un détour par Paris, en passant par le jeu vidéo, l’illustration pour enfants, Clermont-Ferrand, l’animation, Bruxelles et le graphisme, tout cela dans le désordre et en un peu moins de quinze ans , il s’est posé à Artigues pour faire de la BD. Ouf!


Si vous ne le reconnaissez pas sur la photo du haut, c’est normal: c’est moi qui ai fait le dessin et je me bats encore un peu avec la ligne claire.

 

Si vous ne le reconnaissez pas sur la photo du bas, c’est normal aussi: c’est bien lui et c’est sa propre bulle, mais on ne risque pas de le croiser dans la ville car cet homme est un bourreau de travail, enchaîné toute la journée à son bureau.

 

Car la BD est une « petite entreprise qui ne connaît pas la crise », et Grun m’apprend d’ailleurs que, sur Bordeaux, il y a une bonne centaine de professionnels compétents et reconnus.

 

Mais surtout, notre illustrateur fait tout par lui-même: négocier ses contrats, réunir sa documentation, croquer le Cardinal de Richelieu avec sa robe et sa barbiche, et son cheval avec éperons, sellerie complète et carrosse harnaché et et tout et tout, et en plus c’est lui qui met en couleurs.

 

La majorité des dessinateurs fait appel à des coloristes pour coloriser les planches, mais pas lui. Cet homme fait tout à la main, avec son petit crayon et son petit pinceau.(Bonjour la vie d’artiste…A Montmartre au moins, ils avaient les modèles et l’absinthe pour se changer les idées.)

 

Mais il envisage quand même de se mettre à l’informatique pour soulager un peu sa charge de travail, car après tout, on n’est pas descendu dans cette vallée etc, etc, pour colorier des  petits bonshommes en bleu et se distraire avec les cancers d’Emmanuel Carrère. Batifoler aussi est une priorité dans notre vie de misérables pécheurs, quoi qu’en dise Benoît Sixteen, autre célèbre pondeur de bulles.

 

Car, il faut bien l’avouer, quelle pitié: Un beau gars comme ça qui voit à peine la lumière du jour… Vous pourrez d’ailleurs en juger par vous-mêmes dimanche 29, car Ludovic/Grun sera présent  au festival « Bulles » de Lormont (parc des Iris).

 

Mais ça, ça reste entre nous, les filles.

 

Enfin, entre vous plutôt, car tout le monde sait que je suis plus chaste que Tintin, et plus fidèle que Dupont à Dupond.(Et presque aussi vieille que le Grand Schroumpf aussi, oui, merci dans le fond.)

 

Bref.
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Happy blogday

 

Le blog fête sa première année, et a gagné le pari qu’il s’était fixé: trouver un sujet par jour, ou presque, ayant Artigues pour thème (plus ou moins) central. (A partir d’aujourd’hui, le blog se met donc en mode bonus!)

 

A l’instar de Leonardo Sciascia et de sa: « Sicile comme métaphore », Artigues comme métaphore…

 

Un sacré challenge tout de même, car notre commune peut sembler bien ordinaire au premier abord: sans grandes merveilles architecturales, sans background historique remarquable, une simple banlieue-dortoir…

 

Mais banlieue-miroir aussi, qui reflète, avec une équitable lenteur, le monde qui l’entoure, et où, malgré tout, le chercheur patient peut  trouver ses pépites.

 

Retour en images sur les trois premiers sujets:

 

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Un an après la baraque à frites de Farid est toujours là. Elle a juste traversé la rue et opté pour de nouvelles couleurs.

 

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Anes et chevaux aussi sont toujours là, juste un peu plus discrets…

 

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Et sur l’emplacement de l’ancienne jardinerie, un super marché s’apprête indéfiniment à ouvrir….

 

Rendez-vous peut-être l’année prochaine,  pour refaire le point!!

 

 

Créaction

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L’un des rares avantages de la crise que nous traversons est qu’elle va nous obliger à faire preuve de créativité et d’imagination face aux difficultés qui s’annoncent, comme nous l’expliquent doctement les spécialistes des magazines.

 

« S’ils n’ont pas de pain, qu’ils mangent donc de la brioche! » s’exclama Marie-Antoinette dans une autre période troublée.

« Mettez votre T-shirt à l’envers!, ça vous en fera deux! » nous conseille aujourd’hui la styliste britannique Vivienne Westwood.

 

Une belle illustration de cette tendance « réaction/création » nous est donnée par les parents d’élèves artiguais qui multiplient depuis le début de l’année des actions originales et conviviales pour faire connaître les problèmes de l’école publique.

 

Il y a eu le petit déj./rencontre, la confection d’affiches, et, ce soir, un pique-nique suivi d’une « retraite aux flambeaux » est prévu devant l’école.

 

 C’est vraiment une belle idée, et une jolie façon de mobiliser les bonnes volontés…

 

L’affaire du mollet de la reine

 

 

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En voyant tous ces signaux se propager à une allure inquiétante sur les chaussées artiguaises, je sens que le temps est venu de débuter une nouvelle grande enquête à suivre : « L’affaire du mollet de la reine ».

 

Le mollet en question étant le mien, gentiment galbé et raisonnablement entraîné, vous en déduirez donc perspicacement que sa royale détentrice n’est autre que mon aimable personne: Marie- Entoilette d’Artigues, qui se fait beaucoup de souci quant à cette révolution, qui s’approche à grands coups de pédales.

 

Car Ma Majesté est très attachée à son carrosse diesel et à ses privilèges de banlieusarde: aller chercher le courrier en voiture si ça lui chante, en faisant le tour de son petit Trianon personnel, par exemple.

 

Certes, les temps changent et ça commence à sentir la fin de règne pour les rois du pétrole, mais quand même… L’avantage du carrosse c’est qu’il permet toutes les tenues: jupes entravées, crinolines, escarpins vertigineux ou perruques poudrées… Marie-Entoilette est très sensible à cet aspect trop souvent négligé du problème…

 

Cycle et style sont-ils conciliables? Comment sauvegarder sa dignité sans les petites roues? Notre fier fief, fiché sur son promontoire herbeux, est-il vraiment adapté aux « déplacements doux »?

 

Donc, pour choisir une bonne fois pour toutes entre:

 

panneaupistecyclablefacultatif.gif       ou ça:   9930768card.jpg

 


 

 

 

l’enquête est ouverte!

 

(Témoignages bienvenus)

 

 

 

 

 

 

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