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En tout bien, tout honneur

 

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Santa miseria…

 

Il est si beau notre boucher, dans sa belle boucherie, qu’il y a des jours où je regrette vraiment de manger autant de pasta et de poisson…

 

Soupir.

 

 

 

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Bestiaire

 

Dès que l’hiver est bien installé, que la végétation s’est raréfiée, c’est tout un bestiaire que l’on découvre, s’ébattant dans les jardins artiguais.

 

En bois, en pierre, en plastique…

 

Du lapin étrangement attelé: 

 

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au dauphin échoué:

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du lion africain:

 

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à l’éléphant indien:

 

 

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du pigeon sympathique:

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aux volatiles plus hiératiques:
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et pour finir, une biche presque aux abois:

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Une touche de désastre

 

 

 

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 (Et « Tendre est la nuit » c’est bien aussi…)

 

 

La médiathèque d’Artigues s’est enfin décidée à doter son fond (et c’est pas trop tôt) d’un ouvrage de Scott Fitzgerald: « La fêlure ».

 

L’idéal pour ceux qui voudraient tenter la traversée du Fitzgerald par temps calme, ou agité.

 

Un recueil de nouvelles, qui débute au temps de la jeunesse, couvre les années-cachemire du succès et de l’argent facile, pour se terminer à l’âge mûr: années cache-misère d’un auteur ravagé par l’alcool, et dont les anciens best-sellers n’étaient même plus édités.

 

Une vie-Titanic: tout sombre, mais pendant le naufrage, la valse continue.

 

(Notons par ailleurs la remarquable préface de Dominique Aubry, notons que Dominique Aury a fort bien traduit Fitzgerald (et Faulkner), notons que Dominique Aury fut également l’auteur anonyme, à ses moments perdus, d’ »Histoire d’O ».)

 

Des nouvelles donc,  tendres ou agaçantes, superficielles ou spirituelles (Dans « 36 000$ par an », il ne veut pas se défaire du maître d’hôtel:  » en cas de coup dur, nous pourrons l’envoyer (…) nous garder une place dans la queue pour la soupe populaire ».), toujours autobiographiques et parfois poignantes, toutes caressées par cette « touch of disaster », si chère à l’auteur.

 

Comme l’ultime nouvelle, celle qui donne son titre au recueil, et dont la première phrase est une des plus belles de toute la littérature:« Toute vie est bien entendu un processus de démolition… »

 

Le reste est à l’avenant, bouleversant, notamment l’image de l’assiette fêlée:

 

« Et voilà que, [à 39 ans] je m’aperçus tout d’un coup que je m’étais fêlé avant l’heure. »

 

« Quelques fois cependant, il faut garder à l’office l’assiette fêlée (…..) On ne peut plus la faire chauffer sur le poêle ni la laver avec les autres assiettes dans la bassine à vaisselle: on ne s’en servira pas quand il y a du monde, mais passé minuit on peut y poser des biscuits, ou la mettre dans la glacière pour contenir des restes…. »……………..

 

 

Un autre auteur, je ne sais plus lequel, a dit que « les fêlures, c’est ce qui permet à la lumière de passer ». (C’est Audiard)

 

J’aime la lumière de Fitzgerald. Il y a quelques années, il ne me serait pas venu à l’idée de le citer parmi mes auteurs préférés. J’aurais plutôt dit, je ne sais pas, Nabokov, tiens.

 

Puis, je me suis aperçue que je le lisais, et le relisais sans cesse depuis plus de Censuré ans, et avec la même émotion, toujours. Alors….

 

Au temps où les chinois n’étaient pas encore les rois du plastique, mais ceux de la porcelaine, on raconte que les tasses fêlées ou cassées n’étaient jamais jetées, mais réparées, restaurées à l’or fin. Et plus les tasses avaient été abimées, puis recollées, plus elles acquéraient ainsi une valeur grandissante, et plus elles étaient recherchées par les collectionneurs.

 

Il en fut ainsi pour Scott  Fitzgerald: une vie futile, fragile, brisée comme une porcelaine trop fine, au service d’une oeuvre précieuse, comme un joyau ciselé d’or fin.

 


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Crise

 

 

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La crise? Quelle crise?

 

Il paraît que l’industrie de la voiture cale, que le bâtiment s’effondre, et que l’immobilier s’immobilise…

 

Il paraît.

 

Car Artigues va quand même inaugurer une troisième agence immobilière, qui prendra sagement place à côté de ses copines, sur la place du centre-bourg… A croire qu’on achète ici plus de maisons que de baguettes de pain. Ou alors, que notre commune est trrrrrrès demandée.

 

Pourtant, force est de constater que celui que l’on voit le plus s’activer sur le terrain est le responsable de l’agence Guy Hoquet de Tresses, et pas les régionaux de l’étape…

 

De plus, on aurait quand même pu trouver mieux pour dynamiser ce centre-bourg, que les commerçants s’évertuent à rendre plus vivant.

 

On aurait aimé, par exemple, un local plus spacieux pour notre libraire préféré, ou un salon de thé bien cosy, avec théières marocaines et douceurs orientales…

 

Mais non. A la place, on ira remplir nos paniers de charmants pavillons à 5 mn de toutes commodités…

 

 

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