dsc0232800x6001.jpg -Avenue de l’Ile de France-
Après l’arum, encore une belle mexicaine, ramenée en Europe au XVIII° siècle, et re- »découverte » par Mr. Dahl, qui lui légué son nom.

 

Au Mexique, où son tubercule (au goût âcre rappelant l’artichaut) était consommé de manière courante, on l’appelait: « Acocotli  » ou  » Chichipatli ». Aussi chantant qu’un titre de Los Machucambos!

 

C’est d’ailleurs au titre de légume qu’il fut tout d’abord présenté à Versailles, avant de faire une carrière plus longue et plus remarquée dans nos jardins, où il fait désormais le régal des limaces.

 

Elles en sont tellement friandes qu’il est recommandé de penser à les éloigner, dès la plantation des dahlias. Une petite coupelle de bière fait souvent l’affaire.

 

Le dahlia est un peu passé de mode, dans les jardins contemporains. Sans doute parce qu’il contraint le jardinier à retirer les tubercules du sol avant les grands froids, qui leur seraient fatals. Ou parce qu’on les a trop vus dans les jardins des grands-mères.

 

Pourtant, il fleurit du printemps aux premières gelées, offre toutes les couleurs possibles à l’exception du bleu, et ne compte pas moins de treize familles aux noms charmants: dahlia cactus, dahlia pompon, dahlia balle, dahlia dentelle…

 

Dans le langage des fleurs, il exprime la reconnaissance amoureuse, du genre : »Votre amour fait mon bonheur (et votre blanquette me comble). Merci. »

Y a pas de quoi (c’était du Picard.).

 

Très peu de dahlias en peinture, non plus. Heureusement qu’on peut compter sur Cézanne, croqueur de pommes mais aussi, parfois, de bouquets charmants:

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Une dernière anecdote amusante. Au tout début du XX° siècle, en Allemagne, une jeune épousée a fait un procès à son mari parce qu’il avait osé lui offrir un bouquet de dahlias blancs, lors de la cérémonie.

 

Elle a gagné, paraît-il, mais pour la reconnaissance amoureuse, elle repassera…

 

Y avait vraiment pas de quoi…

 

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