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L’Agora pour les grecs, représentait l’espace commercial et politique de la cité, le lieu des échanges par excellence. Pour les romains, c’était le forum, et pour le reste de l’Italie jusqu’à nos jours: la piazza .

 

Pour les mères artiguaises, l’Agora se situe dans l’espace spatio-temporel compris entre la dernière sonnerie de la cloche et le parking des écoles.

 

Certes, il y a de nombreuses Agora disséminées dans les endroits stratégiques de la commune: chez notre libraire préféré, au Bar Central, sur la place du marché, et certainement, comme je le soupçonne, sur le terrain de pétanque.

 

Mais ne nous y trompons pas, la seule Agora, la vraie, celle où s’exerce le « Mother Power », c’est devant l’école qu’elle se tient. C’est là que se débat avec le plus d’animation le plan d’urbanisme, la flambée du cours de la tomate ,la réforme de la carte scolaire ou la côte des coiffeurs. C’est là aussi que la dernière campagne municipale a dû se jouer. Bref, l’entrée de l’école c’est « Voici », « Libé », « Cuisine Actuelle » et le « Monde de l’éducation » réunis sur un seul parvis.

 

Et le parvis, justement, n’était pas joli-joli… Des allées mesquines au goudron défoncé, et boueuses à s’en ravager les ballerines. Trois bancs qui se tournent le dos. Un grillage déprimant comme une cage de zoo, et derrière lequel il faut se masser pour tenter d’apercevoir la chair de sa chair.

 

Mais tout cela va changer dès la rentrée, et les actrices majeures (très peu de premiers rôles masculins) de la vie municipale vont enfin pouvoir débattre , les pieds au sec, dans un décor un peu plus digne d’elles…

Avant:

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Après:

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